Conseil de lecture : "Dieu et Marianne"


  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Presses Universitaires de France - PUF
  • Édition : édition revue et augmentée (1 janvier 2005)
  • Collection : Fondements de la politique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2130548571
  • ISBN-13: 978-2130548577
En ces temps d'examen du projet de Loi interdisant le port de la burqa dans l'espace public, lire ou relire cet ouvrage est salutaire et indispensable.

PRESENTATION DU LIVRE

Dieu, c’est l’objet d’une croyance purement spirituelle, propre à certains hommes. Invoqué pour contraindre ou pour imposer une forme de spiritualité, Dieu est-il encore Dieu ? De nombreux croyants en doutent, qui rejoignent les libres penseurs dans le refus de toute confusion entre pouvoir temporel et témoignage spirituel. Et ce refus concerne aussi bien les groupes de pression confessionnels de la société civile que l’imposition d’un credo par un Etat clérical.

Marianne, c’est la République, c’est à dire le bien commun aux hommes. Généreusement ouverte à tous sans distinction, elle ne peut aliéner à personne l’espace de concorde qu’elle fait advenir : sa raison d’être est de promouvoir ce qui unit tous les hommes, non ce qui les divise et les enferme dans des « différences ». D'où la nécessaire séparation de l’Etat et des Eglises, réalisation juridique de la laïcité. L’égalité des croyants et des athées, mais aussi des croyants entre eux, est à ce prix.

La refondation laïque du droit ne permet pas que l’on glisse subrepticement de la dimension collective des religions à la nécessité supposée de leur reconnaissance publique. Sauf à ensevelir l’espace public sous la mosaïque des communautarismes. Est collectif ce qui concerne certainsprivé . Est public ce qui se rapporte à tous. Seule une hostilité à la République – ou une méprise sur son sens – peut conduire à souhaiter son effacement derrière des groupes de pression confessionnels qui aspirent à leur consécration publique au titre de leur place dans la société civile. La plénitude de la liberté de conscience interdit tout privilège accordé à une opinion spirituelle particulière, et toute monopolisation de la sphère spirituelle par les seules religions.

L’idéal laïque associe de façon forte la liberté de conscience, l’égalité éthique, juridique et symbolique des citoyens, et leur autonomie rationnelle. D’où sa portée positive universelle. Délier pour unir : une authentique fraternité peut désormais advenir. La laïcité n’est pas une option spirituelle parmi d’autres, mais le plan où les options spirituelles apprennent à se transcender pour que puisse apparaître ce qui est commun à tous les hommes.

Contrairement à César, figure traditionnelle de la domination, Marianne ne se tient pas en surplomb au-dessus des hommes : elle n’est, en réalité, que la forme politique de leur union consentie par adhésion aux principes d’égalité et de liberté, l’expression même de leur souveraineté individuelle et collective. La neutralité confessionnelle de la République n’est donc pas le signe de son hostilité à la religion, mais la marque d’une exigence d’universalité propre à une puissance publique effectivement dévolue à tous les hommes. L’unité du peuple, en deçà de ses différenciations, est bien la référence décisive de l’émancipation laïque. Et son principe essentiel. Dieu et Marianne, ainsi affranchis l’un de l’autre, n’ont pas à se faire alliés ou ennemis, car ils relèvent de registres rigoureusement distincts. Libération réciproque, grâce à la séparation laïque.

La République, transcendance toute humaine du bien public par rapport aux intérêts particuliers, appelle sans doute une symbolique propre, et l’hommage d’une figuration sensible, mais elle n’a nul besoin d’une sacralisation dominatrice. Il est donc faux de la dépeindre comme une sorte de puissance tutélaire, et de prétendre qu’elle aurait fait l’objet, au moment de la laïcisation qui lui a donné tout son sens, d’un transfert de sacralité. Double contresens, sur l’Etat républicain, illégitimement pensé en analogie avec les Etats de domination traditionnels, et sur la laïcité elle-même, conçue à tort comme le relais d’une religion. Quant aux engagements religieux, s’ils sont vécus avec assez de respect des autres postures spirituelles pour éviter la tentation cléricale et l’intolérance, ils ne doivent plus requérir de soutien du pouvoir politique ni de reconnaissance officielle. De cette manière sont éradiqués les facteurs d’affrontement, anciens et récents, pour cause réelle ou imaginaire d’options spirituelles différentes.

La laïcité n’est pas simple sécularisation, mais promotion active, par l’instruction publique notamment, de l’autonomie de jugement qui affranchit les hommes de toute tutelle civile ou politique, qu’elle soit religieuse ou non. La concorde qu’elle rend possible est ainsi la plus authentique qui soit, car elle ne repose sur aucune sujétion des consciences, aucune emprise idéologique. Elle joint le généreux pari sur la liberté au souci d’un monde commun aux hommes. Seuls des hommes maîtres d’eux-mêmes et de leurs pensées, pleinement égaux et libres, peuvent donner sens et vie à la fraternité qui les unit sans les lier.

Tel est le message d’avenir et d’espoir laïque. Il est possible d’en mesurer toute la portée dans un monde que déchirent à nouveau les quêtes fébriles d’identité par lesquelles on croit pouvoir compenser la froide mercantilisation de toute chose et la misère moderne qui en est la rançon. Encore faut-il ne pas se tromper de diagnostic sur les causes de ce naufrage du sens, en imputant à la laïcisation ce qui provient d’un déficit de justice et de maîtrise sociale de l’économie. A cet égard, l’idéal laïque est aux antipodes du moralisme où tend à sombrer la politique, comme du conformisme qui fait du capitalisme l’horizon indépassable de notre temps. Il n’a rien à voir avec ce « monde désenchanté » qu’on nous dépeint trop souvent comme le désert du sens qu’aurait laissé le reflux du religieux dans la sphère privée. L’humanisme critique de la pensée laïque libère au contraire la vie spirituelle de toute étroitesse, en se réglant sur l’idée la plus haute de l’accomplissement humain. Mais pour qu’une telle référence garde un sens qui ne soit pas illusoire, il invite à transformer le monde, lucidement, à partir d’une connaissance des causes de sa détresse et de son injustice. Jaurès le rappelait : seule la République sociale peut accomplir pleinement les promesses de la laïcité. Et la réciproque est sans doute vraie, car la puissance d’agir sur un monde plus juste dépend de la puissance de comprendre.

HENRI PENA-RUIZ

Biographie : Henri Pena-Ruiz est maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris et professeur agrégé de philosophie en Khâgne (classe supérieure classique) au lycée Fénelon.

Philosophe et écrivain défendant les valeurs de solidarité, il est devenu un spécialiste des questions de laïcité qu'il pose comme fondement de l'universalité. C'est à ce titre qu'il a été en 2003, l'un des vingt sages de la commission sur la laïcité présidée par Bernard Stasi.

Bibliographie : Les Préaux de la République (1991), La Laïcité (1998), L'Ecole (1999), Dieu et Marianne, Philosophie de la laïcité (1999), La laïcité pour l'égalité (2001), Le roman du Monde (2001), Un poète en politique, les combats de Victor Hugo (2002), Qu'est-ce que la laïcité ? (2003), Leçons sur le bonheur (2004), Histoire de la laïcité, Genèse d’un idéal (2005).

Membre du Parti de Gauche Henri Pena-Ruiz a donné cette conférence au sein de son Parti le 18 juin dernier :

Lire : Interview du Président de l'Observatoire International de la Laïcité


Jean-Michel Quillardet

Les revendications identitaires sont inquiétantes !

Dans une interview parue ce week-end dans Le Monde, Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France de 2005 à 2008, actuellement président de l’Observatoire international de la laïcité, explique l’importance d’une telle institution face à des revendications identitaires inquiétantes. Cette structure a été créée en septembre 2008 pour « défendre et enseigner la laïcité et les principes républicains ». Selon ses promoteurs, l’Observatoire a aussi vocation « à fédérer l’ensemble des énergies laïques ».

Le projet de loi interdisant le port du voile intégral au nom de la défense de l’ordre public et du respect de la dignité est examiné à partir du mardi 6 juillet par les députés. Pour vous, cette tenue constitue-t-elle aussi une atteinte à la laïcité ? Si l’on s’en tient aux termes stricts de la définition de la laïcité, c’est-à-dire la séparation du temporel et du spirituel, alors non, le port du voile intégral n’est pas une atteinte à la laïcité. Mais si, comme nous le pensons au sein de l’Observatoire, on considère que la défense de la laïcité a un objet plus large, qu’elle inclut les atteintes aux principes de l’égalité républicaine et la lutte contre les visées communautaristes, alors là, effectivement, on se trouve face à l’application des principes de laïcité contre les dérives communautaires.

Le port de la burqa traduit incontestablement une volonté intégriste de certains musulmans de remettre en cause les valeurs qui fondent le pacte républicain et l’humanisme. C’est pour cette raison que l’Observatoire soutient le principe d’une loi, même si l’on sait que son applicabilité pose problème. Si la loi est votée et qu’elle est ensuite retoquée par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), ce serait une victoire pour les intégristes. C’est pour cette raison que je défends aussi l’éducation aux valeurs républicaines, à la liberté de la femme, à la laïcité. A cet égard, le texte de la résolution parlementaire était parfait, mais on a peu parlé de la résolution et on va beaucoup parler de la loi.

Au-delà du voile intégral, quels types d’atteinte à la laïcité avez-vous relevés depuis la création de l’Observatoire ? Un triple phénomène nous inquiète. Le plus récent concerne la « religiosisation » des problèmes de société. On nous répète : « L’Europe, la France ont des racines chrétiennes » ; « on ne peut pas donner du sens à l’existence sans une conception métaphysique des choses « . Ce discours est dangereux, car il oppose deux conceptions de l’homme. Or c’est celui du président de la République depuis son discours du Latran ; il est sorti, avec cette approche, de la tradition républicaine.

Je ne conteste pas que les religions ont un rôle à jouer dans la société et dans certains débats, mais il apparaît aujourd’hui que, dans la République dite laïque, on n’arrive pas à comprendre que d’autres pensées, l’athéisme, l’agnosticisme, le doute, sont nécessaires. D’une manière générale, il me semble que les religions prennent le pas sur la vocation laïque.

De plus, ce discours radicalise les positions : chez les religieux, notamment les musulmans, et chez ceux qu’il faut bien appeler les intégristes laïques. Ces derniers utilisent désormais la défense de la laïcité pour combattre « l’islamisation de la société », alors qu’ils manifestent en fait un racisme anti-arabe. C’est d’autant plus gênant que ces gens ne parlent jamais de laïcité face au christianisme ou au judaïsme, alors même qu’il existe des intégrismes dans toutes les religions. Nous dénonçons cette instrumentalisation politique du combat laïque par des groupes d’extrême droite et par les intégristes laïques.

Plus largement, les revendications identitaires et religieuses, notamment islamiques, sont inquiétantes, car elles remettent en cause l’unité républicaine. Nous pensons que l’islam est parfaitement compatible avec la République. Ce n’est pas l’islam qui pose problème. Le vrai problème est l’échec de la politique de la ville et de l’intégration. Dans les quartiers, on constate une déshérence sociale, une déstructuration citoyenne. Certains se retournent vers un islam politique, radical. Et l’on s’aperçoit incidemment que certains se considèrent « musulmans » avant d’être « citoyens ».

Face à ces évolutions, dans quel état est le camp laïc ? Les associations de défense de la laïcité sont pour certaines un peu anciennes, un peu vieillies, peu actives. Elles sont en outre plutôt axées sur la défense de la loi de 1905, la séparation des Églises et de l’État, l’anticléricalisme classique de la IIIe République.

Les obédiences maçonniques aussi défendent la laïcité, mais leur message est troublé par le fait que ce sont des obédiences maçonniques ! Enfin, face à l’islam, d’autres associations, dans la crainte d’apparaître racistes ou discriminatoires, se montrent parfois complaisantes à l’égard de manifestations ostentatoires.

Ainsi, la Halde a pris, selon nous, des décisions inquiétantes quant à l’application des principes de laïcité. Au nom de la lutte contre les discriminations, qui est parfaitement légitime, sa conception très ouverte de la laïcité oublie parfois le principe de neutralité de l’État, prenant le risque de faire passer le différentialisme avant ce qui permet de nous rassembler. A contrario, alors que la CEDH a parfois été mise en cause pour faire passer la liberté religieuse avant le principe de laïcité, la jurisprudence évolue et prend en compte la spécificité de chaque pays, notamment la tradition laïque ; c’est plutôt positif.

Dans ce contexte, l’Observatoire avait une place à prendre notamment sur la réflexion et le débat public. Face à la montée des communautarismes, à l’ethnicisation de la société, il faut aller au-delà de la défense de la loi de 1905. Notre conception de la laïcité n’est pas d’être « contre » les religions.

Le ministre de l’éducation a demandé aux responsables d’établissements privés de masquer les signes religieux durant les épreuves du baccalauréat. Cela relève-t-il de cet « intégrisme laïque » que vous évoquez ? Non. Cela ne me choque pas car ces établissements participent dans ce cas au service public. L’idéal serait de faire passer toutes les épreuves dans le public !

Le P.S et la burqa ... Ni pour, ni contre


Débute aujourd’hui même l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi du gouvernement « interdisant la dissimulation du visage ». Un texte qui instaurera une interdiction du voile intégral sur l’ensemble de l’espace public. Le PS proposait que cette interdiction se limite aux services publics et à certains commerces. Il y a encore quelques jours, dans les colonnes de La Croix, leur chef de file, Jean-Marc Ayrault, entretenait le doute sur la ligne que comptaient défendre les socialistes. Le président du groupe PS au Palais Bourbon expliquait ne pas vouloir « faire obstacle au vote d’une loi » et, dans le même temps, ne pas savoir encore s’il prônerait l’abstention auprès de ses troupes.

Mais d’après son entourage, c’est l’abstention que compte défendre le patron des parlementaires PS, aujourd’hui, lors de leur réunion de groupe hebdomadaire. Mais « ça n’est pas une abstention de confort », tente-t-on d’argumenter dans les couloirs de l’Assemblée : « La République n’a pas à s’excuser de vouloir faire appliquer les principes républicains. Seulement, nous doutons que l’interdiction du voile sur l’ensemble de l’espace public soit conforme au Droit et qu’elle soit tout simplement applicable. Par ailleurs, nous tenons à rappeler que la burqa a été instrumentalisée par la droite. »

Ne pas s’opposer, mais ne pas cautionner totalement, c’est le sens que semble vouloir donner Jean-Marc Ayrault à cette abstention. Un « ne pas ne pas » qui a pris le relais du « ni ni » défendu à l’origine par Martine Aubry. En début d’année, la Première secrétaire avait en effet emmené le parti à la rose sur une position encore plus difficilement tenable : le parti n’était ni pour la burqa, ni pour une loi ! Un « ni ni » que beaucoup au PS attribuent volontiers à la « culture » de Martine Aubry, rappelant au passage l’épisode des créneaux horaires accordés aux musulmanes par la maire de Lille dans les piscines de sa commune.

Mais si le « ni ni » d’Aubry ne faisait pas que des heureux dans les rangs socialistes, le « ne pas ne pas » d’Ayrault ne convainc pas tout le monde pour autant. Certains députés PS pourraient choisir de voter contre le texte. Il faut s’attendre aussi à ce que Manuel Valls et Aurélie Filippetti, montés très tôt au créneau en faveur d’une interdiction totale du voile intégral, se prononcent pour le texte présenté par la majorité. Deux autres élus le feront, c’est certain : Odile Saugues, députée du Puy-de-Dôme, et Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine. Ce dernier se montre extrêmement dur avec son parti : « Cette loi, disent certains au PS, serait un marteau-pilon pour écraser une mouche. D’autres expliquent qu’elle n’est pas applicable. D’autres enfin ne veulent pas la voter parce que l’UMP en est à l’origine. Mais tout ça est ridicule. C’est de la politique politicienne. On est gêné aux entournures. Au début, nous étions contre. Finalement, nous ne sommes plus contre, mais nous allons nous abstenir ! Le PS crève de ce genre d’atermoiements… »

Les « atermoiements » du PS sur la nécessité d’une loi sur les signes religieux à l’école avaient duré quinze longues années. Pour ce qui est d’une loi sur le voile intégral, ils n’auront duré que onze mois. Onze mois qui devraient donc se conclure par… un appel à l’abstention !

Une critique littéraire de la bible !


Extrait du spectacle de Yann Guillarme

Vous prendrez bien encore un petit Luchini pour la route ?


Invité de l'émission "La Grande Librairie" sur France 5, Fabrice Luchini nous parle avec talent, intelligence et culture de Céline, Proust, Baudelaire, Flaubert, Nietzsche ... etc.

Empreintes : Fabrice Luchini


Un extrait de l'émission "Empreintes" sur France 5, un documentaire sur Fabrice Luchini que nous avions beaucoup aimé.

Amor Fati


Amor Fati est une locution latine qui fut introduite par Nietzsche. Amor Fati signifie « l'amour du destin » ou « l'amour de la destinée ».

L’Amor Fati est souvent assimilé au fatalisme, mais c'est un contre sens. L'Amor Fati doit plutôt être considéré comme un amour du devenir et du chaos que constitue la réalité. Cet amour n’est pas une résignation passive face à ce qui arrive, ce n’est pas une obéissance servile aux évènements.

L'Amor Fati est la conviction profondément ancrée en soi que le devenir et le chaos sont bénéfiques parce qu’ils nous permettent d’exprimer notre puissance afin de s’épanouir. Ce concept s'illustre par cette citation : « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » (Crépuscule des Idoles, 1888). En effet tout événement qui survient, même le plus atroce, est l’occasion de se dépasser, de devenir plus fort et donc de se sentir plus vivant et plus affirmatif. C’est pourquoi la souffrance en elle même n’est pas rejetée par Nietzsche : elle fait partie de la réalité et elle est à la fois inéluctable et nécessaire. Il est donc vain et inutile de chercher à la supprimer, mieux vaut chercher à la maîtriser, car cette maîtrise aboutit à la création, étape obligatoire dans l'accomplissement de l'être menant à la figure du surhomme.

Ainsi l’Amor Fati permet de comprendre que toute la réalité est bonne. Par conséquent, alors que tout le malheur de l’homme est de se sentir étranger sur cette terre, l’Amor fati lui permet de se réconcilier avec la réalité. Il permet d’affirmer un idéal « celui de l’homme le plus généreux, le plus vivant et le plus affirmateur, qui ne se contente pas d’admettre et d’apprendre à supporter la réalité telle qu’elle fut et telle qu’elle est, mais qui veut la revoir telle qu’elle fut et telle qu’elle est, pour toute l’éternité, qui crie insatiablement da capo, en s’adressant non pas à lui, mais à la pièce et au spectacle tout entier, et non pas seulement à un spectacle, mais au fond à celui qui a besoin de ce spectacle et le rend nécessaire ; parce qu’il ne cesse d’avoir besoin de soi et de se rendre nécessaire » (Par-delà bien et mal, 1886 ).

« Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même  »

Référence : Nietzsche et la philosophie de Gilles Deleuze
Source : Wikipédia

Manif de soutien à Didier Porte et Stéphane Guillon



Stéphane Guillon et Didier Portent se sont fait virés de France Inter, syndicats et auditeurs ne l’acceptent pas. C’est pour cela qu’ils se sont réunis devant la Maison Ronde pour manifester contre ces licenciements "abusifs".

Chaque matin, c’était près de 2 millions d’auditeurs sur France Inter. À 7h55, tribune libre aux humoristes, le temps d’une chronique. Enfin, libre.. c’est vite dit.

Didier Porte et Stéphane Guillon, trop "insolents", ont été renvoyés. Pour la première fois, l’intersyndical et les auditeurs se sont réunis devant la Maison de la Radio pour manifester leur mécontentement. Ils étaient environ 2000 personnes, jeudi 1er juillet à 18h. Certains appellent à boycotter France Inter, d’autres à la réintégration de Porte et Guillon.

Les auditeurs ont écrit en masse à France-Inter mercredi pour exprimer leur mécontentement et leur colère, par boîte de messagerie, il y aurait en moyenne quatre fois plus de messages que de coutume.

Nous prendrons aussi notre plus belle plume pour dire à messieurs Hesse et Val tout le mal que nous pensons de leur décision de petits chefs aux ordres d'un pouvoir qui visiblement ne supporte pas la critique, l'humour et la caricature.

La minute nécessaire ...


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Vérifions si sa sainteté est sérieuse comme un pape ...

Jack-Alain Léger


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Auteur d’une œuvre considérable, scandaleusement méconnue, sous plusieurs identités d’emprunt (Melmoth, Dashiell Hedayat, Eve Saint Roch, Paul Smaïl), c’est sous son pseudonyme usuel que Jack-Alain Léger signe deux pamphlets vivifiants à l’encontre de l’Islam : "Tartuffe fait ramadan", et "A contre Coran".

A travers ses romans aux fortunes diverses, dont le seul dénominateur commun est une liberté absolue de ton, Léger crie, seul contre tous, son indignation contre toute forme d’aliénation ou d’affadissement de la société et de la culture. Doué de mémoire, souvent génial, libre ("ingérable" pour ses éditeurs successifs), ne refusant aucun combat, il éblouit ou il irrite : c’est le lot des hommes intègres, contre les intégristes de tout poil.

Dénonçant au fil de ses livres les mécanismes de la pensée toute faite, Jack-Alain Léger ne se fait pas que des amis du côté des politiques, des gens de pouvoir, des journalistes ou autres critiques littéraires. Enfant des lumières, il dénonce tous les obscurantismes. Sa thymie bipolaire nous offre à la fois des pages intimes de grande sincérité, soit des écrits bouillonnants et colorés.

Plume alerte, c’est dans le texte faut le rencontrer.

Bibliographie : Monsignore (1976), Autoportrait au loup (1982), Wanderweg (1986), le Siècle des ténèbres (1989), le Roman (1991), Jacob Jacobi (1993), Ma vie (titre provisoire) (1997), On en est là (2003), Tartuffe fait ramadan (2003), A contre Coran (2004), Hé bien ! la guerre (2006)

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Jiddu Krishnamurti


Jiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue.

Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l’impérative nécessité de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi la clé de son impact charismatique sur un public des plus variés.

L'une de ses convictions de base est que les transformations de la société ne peuvent s'accomplir sans une transformation de la conscience de chaque individu. "La vérité est en nous", même si, pour la rechercher "une collaboration amicale sans aucune autorité est préconisée". Pour Jiddu Krishnamurti, l'important est donc la connaissance de soi, libérée des contraintes et des limites de la religion et du nationalisme. L'homme a créé les représentations religieuses pour satisfaire un besoin de sécurité. Il prône la mise en doute de toute parole émanant d'une autorité, quelle qu'elle soit.

"Citoyen du monde", il voyage beaucoup pour enseigner sa pensée, aux Etats-Unis, où il réside et meurt, en Angleterre, en Suisse (rencontres estivales de Saanen), en Inde.

Pensée du jour ...

On dit, si cet homme qui remplit si bien sa place vient à mourir comment fera-t-on ? Mais il est remplacé et cela va. 

On dit, si nous ne faisons pas telle chose cette année, qu’est-ce qui arrivera ? Rien. 

Si tel changement n’a pas lieu dans l’administration, tout est perdu ! Non, on s’en tire.

Il faut faire et faire faire à chacun son devoir et quant on ne le fait pas cela revient encore à peu près au même … 

Charles Joseph de Ligne dit « Le Prince de l’Europe ».

Où va la République ?


Lundi 28 juin 2010, c’est François Fillon en personne qui inaugure, avec 800 invités aux frais du contribuable, la construction de la méga-mosquée d’Argenteuil.

Le Premier Ministre du pays qui se prétend le plus laïque du monde a fait, en outre, l’éloge de l’Islam de France, « un Islam de paix et de dialogue", une religion du "juste milieu" où l’on vit sa foi dans le respect "des principes de la République". Ben voyons ! On croit rêver ! Comme si c’était le rôle du Premier ministre de s’afficher - à côté d’une fillette voilée - en compagnie des islamistes de l’UOIF qui n’hésitent pas à organiser des conférences avec le raciste antisémite Hassan Iquioussen ou le gourou Youssef al-Qaradawi qui justifie la mise à mort des apostats et des homosexuels en terre d’islam !

Où va la République ? Où est passé son principe de laïcité ? On s'interroge ! Rappelons tout de même que depuis 1905 et la loi de séparation des églises et de l’Etat, une présence officielle dans un lieu de culte est impensable, inacceptable !

Flash Mob


Vous connaissiez le Flash Mob ?

Une flash mob, terme anglais traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. Le rassemblement étant généralement organisé au moyen d’Internet, les participants (les flash mobbeurs ou flash mobbers en anglais) ne se connaissent pas pour la plupart. Le terme foule éclair s’applique généralement seulement aux rassemblements organisés via des médias sociaux.

Le 8 septembre 2009, à l'occasion du spectacle d'ouverture du Oprah Winfrey Show, d'Oprah Winfrey, sur Michigan Avenue à Chicago, les Black Eyed Peas entament leur tube Gotta Feeling. Au début et contre toute attente, s'agissant d'une chanson réputée entraînante, la foule reste de marbre, et seule une personne à l'avant danse. Cependant, à mesure que la chanson avance, de plus en plus de personnes se mettent à danser la même chorégraphie, de proche en proche. Devant Oprah médusée, les 20 000 personnes présentes finissent ensemble la chanson avec la même chorégraphie.

Faut avouer que c'est très sympa ! On pourrait peut-être appliquer les Flash Mob à des manifestations plus citoyennes ? Plus engagées ? Plus révolutionnaires ?

Des coups ou la Burqa !


Lu dans la presse quotidienne locale de ce matin ...

Va-t-on encore oser nous dire que l'islam est une religion de paix et de tolérance ?
Voilà, en fait, le sort réservé aux femmes qui osent vouloir exister par ces petits ayatollahs machos et conditionnés par un dogme archaïque, imbécile et rétrograde.
Quant au discours du type : ce n'est pas l'islam, c'est de l'intégrisme musulman, il passe de moins en moins car c'est bien cette religion (comme tant d'autres mais pour d'autres contraintes) qui permet voire encourage cela !

Marcel Conche philosophe (2)



Michel Onfray évoque la figure et le parcours philosophique de Marcel Conche, avec le petit-fils de ce dernier, 13 minutes utiles, claires, agréables.

Marcel Conche philosophe


André Comte-Sponville parle de la philosophie de son vieil ami et professeur, Marcel Conche, au petit fils de ce dernier. 13 minutes lumineuses, humaines, accessibles.
Longtemps professeur de philosophie à la Sorbonne, Marcel Conche poursuit aujourd’hui son œuvre depuis son lieu de retraite. Une œuvre importante (près d’une trentaine de livres régulièrement réédités) qui n’hésite pas à aborder de front les « grandes questions » de l’existence (le destin et la mort, la vérité et le bonheur, le sens ou le non-sens de la vie, le fondement de la morale) ; une œuvre qui traverse toute l’histoire de la philosophie occidentale depuis son origine grecque, en passant par les figures matérialistes et sceptiques de Lucrèce, Pyrrhon, Montaigne ou Nietzsche, et en s’autorisant quelques incursions du côté des sagesses orientales (Lao Tseu) incarne la figure contemporaine d’une sagesse humaine, délivrée des illusions mais ouverte au mystère des choses. 

Sur le chapitre de la foi et du divin, Marcel Conche défend une position qu’il refuse d’assimiler à l’athéisme, bien qu’elle mette en suspens la question de l’existence d’un Dieu transcendant pour orienter la pensée vers une nature universelle et créatrice.

Michel Onfray : "L'islam est un problème"



Le point de vue toujours aussi pertinent de Michel Onfray sur l'islam et sur les religions en général, sur une radio nationale.

Le podcast de l'émission est là >>> : http://podcast.rmc.fr/channel36/20100610_gg_3.mp3

Benoit XVI toujours à coté de la plaque !


Plus de dix mille prêtres venus du monde entier "soutenir le pape" ont assisté, vendredi 11 juin, sur le parvis de la place Saint-Pierre de Rome, à la messe célébrée par Benoît XVI, à l'occasion de la clôture de l'année sacerdotale. Lancé le 16 juin 2009, cet évènement visait à revaloriser l'image du prêtre et à susciter des vocations dans l'église catholique. L'année aura surtout été marquée par la révélation de scandales de pédophilie dans le clergé à travers le monde.

Dans son homélie de vendredi, le pape a de nouveau évoqué ce sujet et, au nom de l'Eglise, mais pour la première fois de manière aussi explicite, demandé "pardon avec insistance à Dieu et aux personnes impliquées". Il a estimé que ces "évènements" obligeaient l'Eglise à "un devoir de purification". Benoît XVI a évoqué les "péchés des prêtres, en particulier à l'égard des petits" et fustigé "les comportements indignes de la vie sacerdotale". A plusieurs reprises ces dernières semaines, le pape a exprimé "sa honte" face à ces scandales.

Benoît XVI a de nouveau promis "de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent plus jamais survenir", insistant sur la formation et l'accompagnement des prêtres.

Alors que la révélation des scandales de pédophilie avait relancé des débats sur le célibat obligatoire des prêtres, y compris au sein du clergé, le pape a répondu, jeudi, à la question préalablement sélectionnée d'un prêtre, que le célibat constituait "le meilleur antidote contre les scandales causés par nos insuffisances de mortels". Ben voyons ! On devrait peut-être aussi envisager la castration chimique, non ?

Une Ferrari voilée !



La dernière chronique de Stéphane Guillon ... on aime toujours autant !

Le détail qui tue

Le 24 décembre 2007, à quelques kilomètres de la ville d’Aleg, dans le sud-est de la Mauritanie, quatre touristes français qui se rendaient au Burkina Faso sont attaqués par un commando d’Al-Quaida au Maghreb islamique. Bilan ! Trois morts et un blessé grave.

Les trois principaux accusés de cette tuerie ont été jugés à Nouakchott, la capitale, ils viennent d'être condamnés à mort. Ce que nous ne pouvons que déplorer, notamment parce qu'ils pourraient devenir des martyrs. Dans les faits, la peine de mort est officiellement en vigueur en Mauritanie mais n'étant plus appliquée depuis 1987, les détenus seraient de fait condamnés à la perpétuité.

Leurs propos étaient édifiants ! Sidi Ould Sidina, dit « Sidi le dur », estimait qu’il est « légitime de tuer des mécréants » !

Quant à Maarouf Ould Haiba, « l’émir du groupe », il avait le propos plus feutré. Il estimait en effet, que « le meurtre des Français d’Aleg est un détail par rapport aux millions de musulmans qui souffrent de la violence des pays occidentaux ».

C’est fou ce que ces allumés psychopathes de la croyance en dieu (le leur) ont le détail… qui tue !

Qui a dit que la laïcité et l’athéisme étaient des trucs ringards ?

Libres Penseurs célèbres : Pierre Sylvain Marechal (1750 - 1803)


Ecrivain, poète, pamphlétaire français, précurseur de l’anarchisme. Fils d'un marchand de vin, Pierre-Sylvain Maréchal suit des études de droit et devient avocat à Paris. A l'âge de 20 ans il publie "Bergeries", un recueil d'idylles, dont le succès lui vaut d'obtenir un emploi de sous-bibliothécaire au collège Mazarin dont il retirera une grande érudition. Admirateur de Rousseau, Voltaire, Helvétius, Diderot, il fréquente un cercle d’auteurs incroyants et développe une philosophie basée sur un socialisme agraire où les biens seraient mis en commun. Les thèmes utopistes de l'âge d'or qu'il reprend dans ses oeuvres sont parfois qualifiés "d'anarchisme utopique".

Ses critiques du pouvoir absolu ("Livre échappé du déluge", 1784) et son athéisme lui font perdre son emploi. Sylvain Maréchal est alors obligé de vivre modestement de ses oeuvres littéraires. Il est condamné à quatre mois de prison pour son "Almanach des Honnêtes Gens" (1788) où il substitue aux saints, des personnages célèbres, annonçant ainsi le futur calendrier révolutionnaire.

Sylvain Maréchal s'enthousiasme pour la Révolution française et défend les pauvres, tout en se montrant un adversaire de l'autoritarisme. Il ne prend pas parti dans le conflit entre les Girondins et les Jacobins et s’inquiète du tour pris par la Révolution. Sa rencontre avec Babeuf et sa conjuration des Egaux, va en faire l’un des précurseurs du mouvement libertaire et l'un des premiers anarchistes (Manifeste des Egaux, 1796). Publiant de manière anonyme après son emprisonnement de 1788, Sylvain Maréchal échappe ainsi aux poursuites judiciaires et peut écrire jusqu'à sa mort. Encore peu soucieux des droits de la femme, comme la Révolution, il rédige en 1801 un texte pour un "Projet de loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes".

Voulant délivrer l'homme de toute servitude, Sylvain Maréchal, "l'homme sans Dieu" est sans doute l’un des plus fervents partisans de l’athéisme durant la Révolution Française. Dans "Fragments d'un poème moral sur Dieu" (1780), il remplace le culte de Dieu par celui de la vertu et la foi par la raison. Il parodie la Bible dans "Livre échappé au déluge" (1784) et s’attaque à la religion qu’il considère comme un instrument des gouvernements oppressifs et un moyen d’exploitation sociale et économique. Dans le journal "Révolutions de Paris" dont il est rédacteur en chef, Sylvain Maréchal conduit une virulente campagne anticléricale. Athée tolérant, il consacre la fin de sa vie au développement de l'athéisme en lui donnant ses lettres de noblesse avec le "Dictionnaire des Athées anciens et modernes" (1800).

Bibliographie :
Bergeries (1770), Chansons anacréontiques (1770), Essais de poésies légères suivis d'un songe (1775), Fragments d'un poème moral sur Dieu (1780), Dieu et les prêtres, fragments d'un poème philosophique (1781), L'Age d'Or (1782), Livre échappé du déluge (1784), Almanach des Honnêtes Gens (1788), Apologues modernes, à l'usage d'un dauphin (1788), Dame Nature à la barre de l'Assemblée nationale (1791), Jugement dernier des rois (théâtre, 1793), Manifeste des Egaux (1796), Pensées libres sur les prêtres (1798), Le Lucrèce Français (1798), Culte et lois d'une société d'hommes sans dieu (1798), Les Voyages de Pythagore (1799), Dictionnaire des Athées anciens et modernes (1800), Pour et contre la Bible (1801).

"Cy repose un paisible Athée
Il marcha toujours droit sans regarder les cieux
Que sa tombe soit respectée
L'ami de la vertu fut l'ennemi des Dieux."

(Sylvain Maréchal / Son épitaphe qu'il a lui-même composée)

"Lettre à celles qui portent volontairement la burqa" Elisabeth Badinter

Lettre ouverte d'Elisabeth Badinter publiée dans le Nouvel Observateur du 9/15 juillet 2009.

(à méditer) ...

A la conquête du bonheur

Le bonheur est dans la satisfaction la plus complète de nos
sens, dans l’utilisation la plus grande de nos organismes, le
développement le plus intégral de notre individu.
Nous le recherchons dans la béatitude céleste,
dans le repos de la retraite, dans la douce quiétude de la fortune.

Le bonheur que nous cherchons tant, nous le jouons tous les
jours sur des mots. Nous le perdons au nom de l’honneur de la
patrie, de l’honneur du nom, de l’honneur conjugal. Pour un
mot, un geste, nous prenons un fusil, une épée ou un revolver
et nous allons tendre nos poitrines vers un autre fusil, une
autre épée, un autre revolver, pour la patrie, la réputation, la
fidélité éternelle.

Nous cherchons le bonheur, et il suffit du rire d’une femme
(ou d’un homme, selon les sexes) pour qu’il soit de longtemps
chassé d’auprès de nous. Nous appuyons notre bonheur sur les
sables les plus mouvants, sur les terres les plus friables, le long
des océans, et nous crions quand il s’en va, emporté par le retour
de la vague ou par la mobilité du sol. Nous bâtissons des
châteaux de cartes que le moindre souffle peut détruire et nous
disons ensuite : « Le bonheur n’est pas de cette terre»

Non, le bonheur tel qu’on nous l’a montré, tel que des siècles
de servitude de corps et d’esprit nous l’ont fait percevoir,
n’existe pas. Mais il existe : c’est celui qui est fait de la plus
large satisfaction de nos sens à toute heure de notre vie.
Echafaudons la cité du bonheur, mais disons-nous bien qu’il
n’est possible de le faire que la place nette de tous les errements,
de tous les préjugés, de toutes les autres cités spirituelles
et morales qu’on a construites en son nom. Laissons à la porte
toute notre éducation, toutes nos idées actuelles sur les choses.

Abandonnons Dieu et son immensité, l’âme et son immortalité,
la patrie et son honneur, la famille et sa réputation, l’amour
et sa fidélité éternelle.

Albert Libertad, A la conquête du bonheur (25 octobre 1906)

A Montreuil, les partisans du voile ont montré leurs vrai visage : le fascisme

Une rencontre organisée par l'association Ni Putes Ni Soumises a dégénéré mardi soir à Montreuil, perturbée par des membres du mouvement pro-palestinien Cheikh Yassine, l’ancien chef du Hamas, commanditaire d'attentats suicides en Israël.


Les images de Montreuil rappellent celles qui nous sont parvenues de Suède, quand d’autres fascistes islamistes ont agressé le dessinateur danois Lars Vilks, hurlant frénétiquement "allah akbar !". Maintenant, c’est en France qu’ils entendent interdire tout débat sur le voile !

Et pendant ce temps-là, Eric Raoult ose réclamer une mission parlementaire sur l’islamophobie !

Et pendant ce temps, le Conseil d’Etat ose s’opposer à une loi contre le voile intégral ! Et pendant ce temps-là, la gauche (à l’exception de Manuel Valls et Jean-Pierre Brard, présents hier, et d’André Gerin), et une partie de la droite, tergiverse, et on parle d’une période de 6 mois de pédagogie, voire de stages citoyens pour les niqabées !

Et pendant ce temps-là, on continue d’inviter sur les plateaux une Houria Bouteldja, qui, devant les portraits de Cheikh Yassine, lance de véritables appels à la haine ! Et pendant ce temps là, des élus financent des mosquées avec notre argent ! Et pendant ce temps-là, on continue d’accueillir en France le représentant des Frères Musulmans, Tariq Ramadan, qui ose donner des leçons à notre pays ! De qui se moque-t-on ?

Effet Papillon : "L'athéisme aux U.S.A : In god we don't trust"

Richard Dawkins et l'athéisme militant

Richard Dawkins appelle tous les athées à faire connaitre leur position ouvertement, et à combattre l'infiltration de l'Eglise dans la politique et la science. Un discours flamboyant, drôle et puissant. (sous titres en français disponibles, cliquer sur "view subtiltes : french")

Brel, Brassens, Ferré ... l'Anarchie en question



- Enregistré en janvier 1969 -
L'interview a été réalisée pour la revue Rock & Folk
par François-René Cristiani
Photo de Jean Pierre Leloir

Trois hommes sur la photo








Documentaire de qualité / France 3

Tout le monde il est beau ...



No comment !

Et pourtant, ils existent - Histoire du syndicalisme d’action directe



Combien de personnes savent que la CGT, quand elle s’est constituée, était différente des syndicats dits représentatifs actuels.

Entre 1895 et 1914, le syndicalisme révolutionnaire mise sur l’efficacité de la grève générale pour renverser d’un seul coup la démocratie bourgeoise et le régime capitaliste.

En 1906, la Charte d’Amiens est largement influencée par les partisans de l’action directe. Cette influence vient de la 1ere Internationale, de la Commune, de la Fédération des bourses du Travail lancée par Fernand Pelloutier et traversée par le courant anarcho-syndicaliste.

Cet héritage sera revendiqué par la CGT-SR de 1926 à 1939 et la CNT depuis 1946.

(Documentaire en 7 parties disponibles sur You Tube)

Ambrose Bierce et son dictionnaire du diable

Ambrose Bierce (1842 - 1914 ?)

Quelques morceaux choisis du Dictionnaire du diable d'Ambrose Bierce.

Foi n. Croyance sans preuve dans ce qui est affirmé par quelqu'un qui parle sans savoir, ou qui pense sans comparer.
Homme n. Animal si éperdu dans la merveilleuse contemplation de ce qu'il pense qu'il est, qu'il néglige ce qu'il devrait indubitablement être. Sa préoccupation majeure réside dans l'extermination des autres animaux, et de sa propre espèce, laquelle néanmoins prolifère avec une insolente rapidité qu'elle infeste tout le monde habitable et la Canada.
Naissance n. Le premier et le plus terrible de tous les malheurs.
Mythologie n. Ensemble de croyances d'un peuple primitif concernant ses origines, sa préhistoire, ses héros, ses dieux, etc ... à ne pas confondre avec les récits véridiques qui furent inventés par la suite.
Prêtre n. Homme qui prend en charge nos affaires spirituelles afin d'améliorer ses affaires temporelles.
Prier v. Demander que les lois de l'univers soient annulés en faveur d'un unique pétitionnaire, indigne de son propre aveu.
Saint n. Pécheur mort, revu et corrigé avant édition.
Sottise n. "Don divin" dont l'énergie maîtresse et créative inspire l'esprit de l'Homme, guide ses actions et magnifie son existence.
Tombeau n. Endroit où l'on place les morts, dans l'attente des étudiants en médecine.
Tuer v. Créer une vacance sans nommer un successeur.
Ver à viande n. Produit final dont nous sommes le matériau brut.

Les islamistes font censurer un dessin animé

Les auteurs du dessin animé South Park ont été menacés de mort parce qu'ils moquaient l'impossibilité de montrer des représentations de Mahomet. Résultat : deux épisodes ont été retirés du site de la chaîne qui diffuse la série. On en moins parlé que des caricatures de Mahomet...

Les islamistes font censurer South Park
Le 4 juillet 2001, soit quelques semaines avant les attentats du 11 septembre, la chaîne de télé américaine Comedy central diffusait l’épisode n°68 de la série animée South park, intitulé « Super best friends ». On pouvait y voir Bouddha, Moïse, Krishna, Lao Tseu, Jésus et Mahomet, présentés comme des super héros. Ainsi, Mahomet était : « Le prophète musulman qui a le pouvoir du feu ».
Mais ça, c’était avant le 11 septembre. Et avant l’affaire des caricatures de Mahomet. Ainsi, lorsqu’en 2006, les créateurs de South park consacrent un épisode au scandale déclenché par les caricatures danoises, Comedy central remplace les apparitions du prophète par un communiqué expliquant que la chaîne ne souhaite pas diffuser d’image représentant Mahomet.
Les islamistes font censurer South Park














Du coup, dans l’épisode 201 de South park, diffusé le 21 avril dernier, et dans lequel les Super best friends refont leur apparition, Mahomet est remplacé par un rectangle noir estampillé « censuré » (le but des personnage de South park étant, durant cet épisode, de libérer Mahomet de ce rectangle qui l’emprisonne):
Une façon pour les auteurs de la série de dénoncer les pressions des islamistes. La chaîne Comedy central est cependant allée plus loin encore, en remplaçant toutes les allusions à Mahomet par des bips sonores. De même, le discours final de Kyle, l’un des personnages récurrents du dessin animé, qui évoque « l’intimidation et la peur » — mais ne mentionne pas Mahomet — a été entièrement bipé.

Ça n’a pas suffi à calmer les esprits : quelques jours après la diffusion du dessin animé, l’organisation radicale Révolution musulmane postait sur son site un message en forme d’avertissement expliquant que les créateurs de South park pourraient bien finir un jour comme Théo Van Gogh, le cinéaste néerlandais assassiné par un fou d’Allah en 2004.

Résultat : l’épisode 201 a été supprimé du site de Comedy central, de même que l’épisode 68.

Un dernier petit Onfray pour la route


La mort de l'Occident

Onfray versus Freud

Avec son dernier ouvrage Michel Onfray régle son compte à Sigmund Freud, prophète d'une religion nommée psychanalyse ...
à lire de toute urgence !


Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne
de Michel Onfray
  • Broché: 624 pages
  • Editeur : Grasset (21 avril 2010)
  • ISBN-10: 2246769310
  • ISBN-13: 978-2246769316
Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.











Onfray dans le texte !

Chronique de Michel Onfray paru sur son blog : http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/chroniques.htm l'an dernier.

L’EAU BÉNITE N’EST PAS TOXIQUE

Je reçois souvent des messages de lecteurs qui, véhéments, souhaitent absolument se faire débaptiser et militent pour ce combat que je trouve très… chrétien. Ils souhaitent mon soutien dans cette aventure mais, comme je suis athée, je ne crois pas à l’eau bénite et je tiens à rassurer mes lecteurs : elle n’est pas toxique pour la santé, y compris mentale - pas plus que l’eau des cures thermales n’est bénéfique à l’organisme… Si l’abus d’alcool peut être dangereux, j’écris bien l’abus, celui de l’eau bénite est d’une totale innocuité.

Car pour tenir à ce point au débaptême, il faut croire… au baptême. Or qu’est-ce que ce sacrement ? Le baptême est donc, comme la confirmation et l’eucharistie, un sacrement chrétien : je ne crois pas aux sacrements chrétiens ; il est prescription du seigneur : je me moque des prescriptions de quelqu’un auquel je ne crois pas ; il est régénération en l’esprit saint : je ne crois pas en l’esprit saint ; il est effacement du péché originel : je ne crois pas au péché originel ; il est réitération de celui du christ : je ne crois pas en l’existence historique de Jésus, donc du christ, sa formule morte ; il est onction par le chrême : je ne crains pas cette huile d’olive ; il est nécessaire pour le salut : je ne crois pas une seconde à ces balivernes ; il est l’occasion de la rémission des péchés : je ne crois pas aux péchés chrétiens ; il confirme la grâce : je ne crois pas à la grâce ; il incorpore à l’Eglise : je me contrefiche de l’Eglise ; il est une marque spirituelle indélébile : je ne crois pas aux marques spirituelles indélébiles…

Pour vouloir se débarrasser du baptême comme d’une Tunique de Nessus, il faut sacrifier à toutes ces balivernes. De la même manière que le profanateur, le blasphémateur, l’iconoclaste affirment qu’ils croient au caractère sacré de l’objet profané, à la nature sacrée de la parole blasphématoire, à la force sacrée de l’image déchirée – d’où ma lecture d’un Sade et d’un Bataille encore chrétiens…-, celui qui aspire au débaptême avec la même hystérie que le croyant fraîchement converti souhaite s’y faire admettre, participe d’un même monde.

J’ai été baptisé, comme des millions de français, et cela ne m’empêche pas de dormir. L’eau bénite a été gâchée et l’huile d’olive aurait mieux servi si elle avait agrémenté un filet de poisson servi au presbytère par la bonne moustachue du curé, le tout accompagné d’un vin blanc qui, rappelons-le à nos lecteurs, n’est pas plus sang du christ que l’eau baptismale un liquide magique.

Enfant de chœur, je me goinfrais d’hosties avant l’heure du petit déjeuner, j’en mettais dans mon bonnet et les plongeais dans le café au lait de la pension, je buvais au goulot le vin blanc doux tiède de la sacristie, mais ça n’a pas fait avancer le nécessaire combat antichrétien. Tant qu’on perd son énergie à créditer un rite qu’on veut discréditer, on oublie de porter le fer là où il doit être porté. Car le christianisme fait plus de mal dans le formatage contemporain des corps que dans sa capacité à laisser des « traces spirituelles indélébiles » ! Cessons avec la superstition, toutes les superstitions, y compris les superstitions anticléricales.

Michel Onfray

Libre Penseur Célèbre : William Kingdon Clifford

William Kingdon Clifford est un idéaliste influencé par Spinoza. Sa philosophie s'apparente à celle de Hermann von Helmholtz et Ernst Mach. Il est à l'origine de deux concepts : celui de « substance mentale » et celui de « tribal self » (« moi tribal »). Cette dernière expression, principalement examinée dans l'essai de 1875 intitulé « On the scientific basis of morals », précise la clef de son éthique : la conscience et les lois morales sont construites par le développement dans chaque individu d'un « moi » qui le pousse à adopter un comportement contribuant au bien-être du groupe.

La place importante de Clifford à l'époque s'explique en grande partie par son attitude à l'égard de la religion. Animé par un engagement profond pour la vérité et le dévouement au devoir public, il déclara la guerre aux systèmes ecclésiastiques qui, à ses yeux, favorisaient l'obscurantisme et mettaient les thèses sectaires au-dessus de celles de la société humaine. Le danger était d'autant plus grand que la théologie était toujours en conflit avec le darwinisme . Clifford fut alors considéré comme un défenseur des tendances athées alors imputées à la science moderne.

Il soutenait en particulier qu'il était immoral de croire des choses sans preuve, et ce notamment dans son essai de 1877 intitulé « The Ethics of Belief », qui contient le fameux principe : « il est toujours, partout et pour tout le monde mauvais de croire quoi que ce soit sur la base de preuves insuffisantes ». En cela, il s'opposait directement aux penseurs religieux pour qui la « foi aveugle » (i.e. la foi en dépit d'un manque de preuves) était une vertu. Ce texte fit l'objet d'attaques célèbres de la part du philosophe pragmatiste William James dans son texte intitulé "La volonté de croire". Ces œuvres sont souvent lues et publiées ensemble comme pierres de touche du débat entre foi et évidentialisme.

"L'éthique de la croyance et le poids de l'autorité", conférence de Jacques Bouveresse


Jacques Bouveresse, Professeur au Collège de France, Chaire de Philosophie du langage et de la connaissance, conférence au Colloque de rentrée.

Alain Badiou, philosophe, normalien, auteur de « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »

Laïque Pride à Beyrouth !


En ces temps où la religion nous envahit à chaque coin de l’actualité, en France ou à l’étranger, voici une nouvelle qui nous suggère que l’envie, le besoin, la nécessité de laïcité ne sont pas morts et surtout pas en une région où cela ne semblait plus évident. Plusieurs milliers de personnes ont participé le dernier dimanche d'avril à Beyrouth à une marche pour réclamer un Etat laïque au Liban, un pays régit par un système politique confessionnel.

Des femmes, des hommes et des enfants, arborant des drapeaux libanais, ont pris part à cette marche organisée par un mouvement laïque indépendant. Aux cris de « Laïcité !», ils ont marché jusqu’au siège du Parlement pour défendre l’idée d’un Etat non-confessionnel, alors que des militants distribuaient des fleurs roses aux manifestants.

« Mariage civil, pas la guerre civile », ou « Fatima et Tony s’aiment … ça c’est un problème », pouvait-on lire sur des banderoles qui semblaient faire référence au fait que le mariage civil n’existe pas au Liban. « Le changement doit venir de nous », souligne un organisateur s’exprimant à l’aide d’un porte-voix devant le Parlement, où la police a établi des barricades pour empêcher les manifestants d’atteindre le bâtiment. « Seulement nous, citoyens, pouvons le faire ».

Les défenseurs des droits des homosexuels étaient aussi très présents avec des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles portant l’inscription « homosexuels pour la laïcité ».

Au Liban, pays néanmoins considéré comme relativement libéral dans une région plutôt conservatrice, la religion occupe une place de premier plan. Dans ce pays qui réunit 18 communautés religieuses, l’Etat est régi par un système complexe de partage du pouvoir. Ainsi par exemple, le président est un chrétien maronite, le président du Parlement un musulman chiite et le Premier ministre un musulman sunnite.

Depuis la fin de la guerre civile (1975-90), les défenseurs des droits de l’Homme poussent pour un Etat laïque. L’an dernier, le ministre de l’Intérieur a autorisé ceux qui le souhaitaient à ne pas préciser leur religion sur les documents officiels.

Mais pour ceux qui souhaitent un mariage civil, ils doivent le faire à l’étranger, souvent dans l’île de Chypre voisine.

(source AFP)

Juppé et les cathos intégristes, même combat !




La polémique enfle depuis la diffusion mardi soir, lors de l'émission "Les Infiltrés" sur France 2, d'un reportage produit par Capa et intitulé "A l'extrême droite du père".

Le parquet de Bordeaux a annoncé avoir ouvert jeudi "une enquête préliminaire" sur des membres d'un groupuscule d'extrême-droite créé à Bordeaux, du nom de Dies Irae, et sur des catholiques traditionalistes de la ville, qui font partie du milieu catholique intégriste. Pour le parquet de Bordeaux, ce reportage, qui montre ces personnages, est "révélateur d'agissements susceptibles d'incriminations pénales". On y voit des militants tenir des propos clairement racistes.


Le reportage fait un lien entre un groupuscule d'extrême droite et une église traditionaliste locale, montrant notamment que l'abbé qui officie dans l'église connaît les membres de Dies Irae.


Pour l'opposition socialiste de Bordeaux, la mairie d'Alain Juppé a bien un rôle dans toute cette affaire:
elle est accusée d'avoir favorisé cette église traditionaliste en lui attribuant, en 2002, un lieu de culte. De façon illégale. Ce lieu, c'est l'église Saint Eloi, située en centre-ville (voir vidéo du journal Sud Ouest ci-dessus).

Le rejet du pourvoi devant le Conseil d'Etat de l'association Eglise Saint-Eloi, un an plus tard, n'y changera rien. L'abbé Laguérie officie toujours dans le bâtiment et des préceptes, condamnés dans d'autres lieux, y sont toujours librement dispensés.

(sources Rue 89 & Le Post)