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Kumaré : un vrai film sur un faux prophète



Le réalisateur américain Vikram Gandhi s'est mis dans la peau d'un guru d'une pseudo religion, il a filmé son expérience sous forme d'un documentaire.

Onfray versus Freud

Avec son dernier ouvrage Michel Onfray régle son compte à Sigmund Freud, prophète d'une religion nommée psychanalyse ...
à lire de toute urgence !


Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne
de Michel Onfray
  • Broché: 624 pages
  • Editeur : Grasset (21 avril 2010)
  • ISBN-10: 2246769310
  • ISBN-13: 978-2246769316
Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.











Marche sur le feu ... ça s'explique !



A la Réunion, c’est en l’honneur de la déesse pandialy qu’ont été organisées les marches sur le feu hier, à Sainte Marie et Saint Denis. Beaucoup de monde s’est pressé autour des temples pour tenter d’apercevoir le prêtre et les fidèles marcher sur les braises.

Ceux qui restent impressionnées de voir des marcheurs sur le feu passer sur des braises chauffées à plus de 800 degrés, doivent savoir que la réalité de la thermodynamique réduit considérablement les invocations surnaturelles d'un tel "tour de force". Si les marcheurs sur le feu répondent que ces simples lois physiques ne sont pas pertinentes dans leur cas, il suffit de leur demander de marcher sur une plaque de métal chauffée à une température identique aux charbon de bois (800°), et de voir si leurs exceptionnelles capacités s'appliqueront aussi dans ce cas, ou si leur pouvoir de concentration est toujours intact.
La faible conductivité et capacité calorifique du charbon de bois sont les principaux facteurs qui rendent la marche sur le feu possible, aucune explication paranormale n'est utile pour expliquer ce phénomène. Il y a cependant d'autres explications qui méritent d'être mentionnées. Le sang, par exemple, est très efficace pour ce qui est de distribuer la chaleur à travers tout le corps. Toute chaleur entrant par les pieds est rapidement dispersée, empêchant toute accumulation locale.
La perception de la douleur est une expérience très subjective, elle peut se voir affectée par de nombreux facteurs, comprenant des émotions et des états mentaux différents. Certains marcheurs sur le feu sentent une petite douleur, voire pas du tout pendant leur passage, d'autres davantage. Il est possible de réduire cette douleur en se motivant et en augmentant sa confiance dans la réussite de l'exercice, en se débarrassant du sentiment de peur. D'autres techniques de contrôle de la respiration, techniques de relaxation et autres méthodes de distraction, peuvent toutes avoir un effet significatif sur la subjectivité de la douleur ressentie. Cependant, les brûlures et la thermodynamique, quant à elles, ne sont pas subjectives.
Il y a un phénomène qui, pendant longtemps, a été considéré comme l'explication principale de l'absence de brûlures pendant la marche sur le feu : l'effet Leidenfrost. Cet effet a lieu quand un liquide vaporisé agit comme isolant ou comme barrière à la conduction calorifique. Qui n'a jamais vu une goutte d'eau glisser sur une surface métallique brûlante (comme celle d'une poêle ou d'une casserole) ? La même goutte d'eau ne "survivrait" pas aussi longtemps sur une surface froide. Ceci est dû à l'eau vaporisée entre la goutte d'eau et la source de chaleur. Les gaz sont mauvais conducteurs, la vapeur sous la goutte sert d'isolant contre la chaleur réduisant considérablement la conduction de l'énergie thermique à travers elle. Dans le cas de la marche sur le feu, la transpiration sous les pieds, la moiteur à cause de la chaleur à proximité des braises ou de la nervosité, pourrait jouer ce rôle en isolant quelque peu les pieds de la chaleur. Cependant, cet effet n'est pas la principale explication de l'absence de brûlures aux pieds, certains marcheurs sur le feu prenant le soin de bien essuyer leurs pieds avant de passer afin d'éviter que les charbons de bois ne collent.
L'absence apparente de douleurs et de brûlures (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en ai jamais) sous les pieds des marcheurs leur confèrent un statut de "surhomme" qu'ils ne méritent pas. "L'exploit" de la marche sur le feu fascine encore par ce mystérieux pouvoir à "transcender" la réalité et à la faire plier sous la volonté. De nombreuses personnes sceptiques, et ayant un point de vue rationnel de la (dé)marche sur le feu, ont réalisé cet "exploit" sans plus de difficultés que les fakirs munis de leur "concentration extrême". Les mécanismes ordinaires de transfert d'énergie et la nature de la marche sur le feu elle-même, sont les seules invocations utiles. Les charbons de bois sont pauvrement conducteurs, ils contiennent une énergie thermique relativement faible, peu de temps est passé sur les braises, une petite partie du pied seulement entre en contact avec les charbons de bois. Tous ces facteurs concourent à réduire grandement la quantité de chaleur conduite dans les pieds.

(explications résumées issues du site Charlatans Infos : http://charlatans.info/marchesurlefeu.shtml )