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Réaction des Jeunes communistes réunionnais à l'interruption de la pièce "AïA"


Les racines de la censure
L’interruption brutale de la pièce "AïA", donnée par le théâtre Talipot et des acteurs sud-africains, ordonnée par Ibrahim Patel, Président de la CCIR et "autorité organisatrice de la représentation", a déclenché une vive émotion, qui excède les cercles culturels et artistiques. Les motivations de cette intervention demeurent peu claires. Selon certaines sources, M. Patel aurait été choqué de voir sur scène un acteur faire mine de se dénuder. Selon le directeur de Talipot, M. Philippe Pelen-Baldini, le président de la Chambre de commerce n’aurait guère goûté la référence à l’origine africaine de la race humaine. Un thème qui, toujours selon M. Pelen, "dérange certains schémas de construction".
Au-delà de la recherche des causes et des réactions "à chaud", cet incident appelle plusieurs commentaires. Il pose, avant toute chose, la question de la liberté des arts et des artistes. A ce sujet, il n’est pas inutile de rappeler, dans une époque qui tend à sacraliser l’esprit de propriété et l’exercice des prérogatives qui vont avec, que l’art, et singulièrement l’art du théâtre, ne peut s’accommoder du bon vouloir des mécènes. C’est-à-dire, en d’autres termes, que celui qui finance, facilite ou commande une œuvre ou sa représentation, doit pouvoir admettre que celle-ci ne soit pas à sa gloire, qu’elle égratigne sa sensibilité, voire qu’elle la contredise… La liberté artistique n’existe qu’à cette condition. Malheureusement, la réaction de M. Patel est loin de constituer un comportement isolé : elle s’inscrit dans un contexte de pression économique de plus en plus pressante sur l’exercice de la liberté d’expression en général.
Ainsi, dans un édito passé presque inaperçu, le rédacteur en chef de "Visu" dénonçait la politique de la Région Réunion, qui vise à asphyxier son média, coupable selon lui, de ne pas servir la soupe à l’UMP. "Témoignages" avait connu un sort identique en 2010, la nouvelle direction de la pyramide inversée privant le journal d’opposition de toute ressource publicitaire. Une mesure en contradiction avec la pratique pluraliste des mandatures précédentes, qui faisait bénéficier l’ensemble de la presse écrite de sa communication institutionnelle.
Ajoutons à cela qu'alors que de plus en plus d'acteurs économiques et politiques ne cessent d'appeler les décideurs à ouvrir l'île sur le nouveau monde et les pays émergents, dont l'Afrique du Sud, membre du G20 situé à 3h30 d'avion de nos côtes, ce comportement révèle la difficulté pour certaines de nos structures mentales, d'envisager l'ouverture aux cultures non-occidentales, non européennes, non françaises.
Une chape de silence s’abat donc, le plus discrètement du monde, sur l’expression des divergences et des différences dans notre pays, ainsi que sur son désir de connaissance des autres mondes. Pour étouffer, les institutions n’ont plus à agir, et encore moins à réprimer : il leur suffit de s’abstenir, de décommander ou d’interrompre ce qui leur déplaît. Et un examen, même superficiel, fait apparaître les fondements idéologiques de ce mécénat à géométrie variable.
Car enfin, on n’a jamais vu un individu influent ou une collectivité interdire l’un des innombrables spectacles colonialistes ou paternalistes tendance "doudou" qui s'éternisent sur les affiches et les scènes de notre île. Au contraire : l’une des principales promotrices du genre a été récemment bombardée députée, puis sénatrice. Peu de bonnes âmes s’émeuvent de la multiplication des divertissements sexistes, fondés sur le dénudement de la femme réunionnaise et la dégradation de son image. Mais le dévoilement de cette part mal dite de l’identité réunionnaise, l’évocation, verbale et physique de l’Afrique, aura semble-t-il suffi, en quelques minutes, à enclencher les réflexes de la censure contemporaine. Cet épisode révélateur, qui s’ajoute aux scandales de la stigmatisation des kafs par un rapport de l’IRT, à l’attaque scatologique contre le créole "KK" par l’UMP, témoigne d’une véritable offensive des forces du passé dans le domaine culturel, appuyée par une restriction de la liberté d’expression. Plus que jamais apparaît la nécessité de donner un coup d’arrêt à cette politique de mépris colonial, inspirée depuis 2007 par un pouvoir réactionnaire et passéiste.
Jeunes communistes réunionnais (JCR)
Lundi 21 Novembre 2011

Pas de liberté d'expression à la Réunion !

Le Théâtre Talipot fête ses 25 ans d'existence, après avoir brulé les planches de l'Opéra de Paris, des scènes à Zurich, en Tasmanie, à Hong Kong ou en Pologne choisit sa terre de souche La Réunion pour présenter sa dernière création "Aïa de la grotte jusqu'au ciel". Ce spectacle évoque la relation entre les êtres humains et la nature.L'anniversaire sera gâché, le président de la CCI de La Réunion "n'adhère" pas au spectacle de Talipot !!! 

Philippe Pelen Baldini, directeur artistique de la troupe Talipot, et les acteurs sud-africains se souviendront longtemps de la représentation de leur dernier spectacle "AïA". Un spectacle commandé en avant-première par la CCIR et qui a été donné jeudi dernier lors d'un diner devant toutes les délégations d'Outre-mer présentes aux Assises du Commerce, mais également devant des élus de la Réunion. Problème la représentation n'a duré que trois minutes. La raison ? Ce serait le président de la CCIR, Ibrahim Patel, qui n'aurait pas "adhéré" au spectacle, explique Philippe Pelen Baldini.


Philippe Pelen Baldini
(directeur artistique de la troupe Talipot)

"Le théâtre Talipot existe depuis 25 ans (…). Ce dernier spectacle nous l'avons créé en Afrique du Sud sur l'origine commune, du berceau de l'histoire. En avant-première la CCIR a voulu que l'on présente des extraits (…). Je suis intervenu en parlant de cette origine commune, de cette origine africaine et que nous sommes tous africains", explique le directeur artistique de Talipot qui rappelle que se sont "les archéologues et historiens qui le disent".

"C'était la honte pour la Réunion" 

Ibrahim Patel n'aurait pas apprécié le thème du spectacle ? Se serait le cas à en croire Philippe Pelen Baldini. "Il y a un berceau commun pour tous, c'est l'Afrique. Peut-être que cela dérange certains dans leur schéma de construction", souligne-t-il.

Les acteurs sont restés trois minutes sur scène avant que la communication de la CCIR ne vienne les interrompre. "La chargée de communication est venue me voir et m'a dit : "Le président n'adhère pas, il exige que vous arrêtiez tout de suite", lâche Philippe Pelen Baldini. Une décision "choquante" pour les acteurs de la troupe mais également pour une grande partie du public. "On m'a dit que la délégation comorienne était partie choquée par cette décision", ajoute-t-il.

Le président Patel délivrera ce lundi du bout des lèvres des excuses alambiquées. Sa décision ne semble pas lui poser de problème, seule la méthode attribuée à son service de communication est quelque peu inadaptée".

Inacceptable dans une République laïque, ici on censure un spectacle, puis après... comme dit le poète Heinrich Heine "Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes".

(Sources : Zinfo974.com & chansonsetpiments.com)

Le fisc réclame 77.752.139 euros à Liliane Bettencourt !

La découverte des comptes cachés à l'étranger de la vieille Bettencourt a déclenché des enquêtes judiciaires et fiscales. Liliane Bettencourt dissimulait près de 100 millions d'euros sur une douzaine de comptes en Suisse et à Singapour en 2010, année où a éclaté une tentaculaire affaire autour de l'héritière de L'Oréal. La découverte des comptes cachés à l'étranger et de la mystérieuse île d'Arros, aux Seychelles, a déclenché des enquêtes judiciaires et fiscales qui donnent actuellement lieu à un redressement fiscal record de la femme la plus riche d'Europe".

Selon plusieurs documents de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF), la milliardaire se voit actuellement réclamer la somme de 77.752.139 euros par l'administration. "Il s'agit là des sommes exigées (pénalités et amendes comprises) au titre de l'impôt sur la fortune (ISF) pour les années 2004 à 2010 et, au titre de l'impôt sur le revenu, pour les années 2006 à 2009".


"Pour l'instant, le fisc applique le pourcentage maximum de pénalités (40%) prévu dans les cas d'une dissimulation de mauvaise foi". Les conseillers de l'héritière négocient pour obtenir une diminution du montant total de cette addition. A la caisse mémé !!! 

(Source Mediapart)

Bonne nouvelle, le Sénat adopte l'instauration d'une "Journée Nationale de la Laïcité"

Le Sénat a adopté la résolution suivante :

Le Sénat,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Rappelant que l’article 1er de la Constitution proclame que la France est une République laïque

Considérant que la laïcité doit être un principe fondamental constamment rappelé, car il est ce qui nous permet de vivre ensemble, dans le respect des croyances et pratiques religieuses, des opinions et convictions diverses de chacun.

Demande que la République française instaure une journée nationale de la laïcité, garante de la cohésion républicaine, non fériée ni chômée, fixée au 9 décembre, et permettant chaque année de faire le point sur les différentes actions menées en la matière par les pouvoirs publics, ainsi qu’être l’occasion de manifestations au sein du système associatif et éducatif.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 31 mai 2011.

Le Président,
Signé : Gérard LARCHER

Le dossier consultable sur le site du Sénat : ici

Le Manifeste des indignés du 15 mai

Les indignés du 15 mai

Ci-joint le manifeste (en français) des Indignés du 15 mai qui prend corps en Espagne et qui devrait s'étendre à d'autres pays européens ... en France, pourquoi pas ? Expression d'une véritable révolution citoyenne que nous, libres penseurs, soutenons :

Manifeste des Indignés du 15 mai

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Nous travaillons dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent. Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d'autres plus conservateurs. Croyants ou non, avec des idéologies bien définies, ou apolitiques. Cependant nous sommes tous préoccupés et indignés par le contexte politique, économique et social qui nous entoure, par la corruption des politiciens, des chefs d'entreprises, des banquiers… par le manque de défense du citoyen. Cette situation nuisible au quotidien, peut être changée si nous nous unissons. Il est temps de se mettre en marche, de construire ensemble une société meilleure.

Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :

- Les priorités de toute société avancée doivent être l'égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen.

- Il existe des droits fondamentaux qui devraient être couverts dans ces sociétés tels que le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l'éducation, à la participation à la vie politique, au libre développement personnel ainsi que le droit à la consommation des biens nécessaires pour mener une vie saine et heureuse.

- L'actuel fonctionnement de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et représente un obstacle pour le progrès de l'humanité.

- La démocratie part du peuple (dêmos=peuple; kratos=le pouvoir) et dans cette optique le gouvernement doit naitre du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute pas. Alors que ses fonctions devraient être celles de porte- paroles de nos revendications auprès des institutions, en permettant la participation politique des citoyens au moyen de voies directes procurant ainsi un meilleur bénéfice pour l’ensemble de la société, nous assistons à un enrichissement et à leur prospérité à nos dépends.

- Le besoin irrépressible de pouvoir de certains d’entre eux provoque une inégalité, de la crispation et de l'injustice, ce qui conduit à la violence que nous rejetons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel bloque la machine sociale et la convertit en une spirale qui se consume en enrichissant quelques-uns et en plongeant dans la pauvreté et la pénurie les autres. Jusqu'à l'effondrement.

- La volonté et la finalité du système est l'accumulation d'argent, la plaçant au-dessus de l'efficacité et le bien-être de la société. En gaspillant des ressources, détruisant la planète, produisant du chômage et des consommateurs malheureux.

- Les citoyens font partie de l’engrenage d'une machine destinée à enrichir une minorité qui ignore tout de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de ceci n’existerait parce que nous faisons bouger le monde.

- Si comme société nous apprenons à ne pas confier notre futur à une rentabilité économique abstraite qui n'est jamais favorable à la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques dont nous souffrons tous.

Une Révolution Morale est nécessaire. Nous avons mis l'argent au-dessus de l'Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, non des produits du Marché. Je ne suis pas seulement ce que j'achète, pourquoi et à qui je l’achète.
Pour tout ce qui précède, je suis indigné.
Je crois que je peux le changer.
Je crois que je peux aider.
Je sais qu'unis nous pouvons.
Sors avec nous. C'est ton droit.

"Le coup de sang" de Serge Raffy : "Zadig ta mère !"

C’est l’époque dans laquelle on vit. Il faut s’y faire. Un ministre de l’Education, ancien DRH de L'Oréal, Luc Chatel, prétend tranquillement qu’il n’est pas nécessaire de maîtriser la langue française pour apprendre l’anglais. Un autre, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au commerce, commet un colossal lapsus en plein salon du Livre parisien, citant comme livre de chevet le fameux "Zadig et Voltaire", marque célèbre du vêtement déstructuré et férocement bling-bling.

Ce dérapage linguistique n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un long travail de sape de nos élites financières qui ne voient plus dans la littérature ou dans l’amour de la langue française qu’un médiocre passe-temps pour losers de banlieue. A quoi bon maîtriser la langue de Victor Hugo quand la plupart de nos gouvernants ont pour l’enseignement de notre idiome un profond mépris.
A quoi bon s’échiner à apprendre une langue presque morte alors que l’anglais est le sésame obligatoire pour entrer dans le cénacle des traders et autres porteurs de Rolex. "Bande d’idiomes !" lancent, goguenards, ces disciples de l’argent roi à ces pauvres profs qui croient encore que Jules Ferry hante les coursives des ministères. D’où leur vient pareille arrogance ? Comment s’est fabriquée cette morgue sans limites à l’encontre des blouses grises ?
Dois-je rappeler à ceux qui ont la mémoire courte que notre Président n’est pas un linguiste émérite et qu’il aurait plutôt tendance à massacrer les concordances des temps et les liaisons avec une frénésie sans retenue, et même une certaine jouissance ? Sur les hauteurs, on nivelle par le bas. Encore la faute à Sarkozy, me direz-vous ? Arrêtez d’en faire un bouc émissaire, bientôt vous allez le rendre responsable du mauvais état des toilettes de la rue de Solférino, pouvez-vous même ajouter.
Et vous auriez raison. L’hôte de l’Elysée et nombre de ses ministres ne sont que la face immergée d’un iceberg monstrueux. Il révèle l’inexorable défaite des mots face au marché. Il suffit de lire la novlangue du web pour saisir qu’une guerre secrète a été perdue, que l’alphabet du marketing a progressivement remplacé celui de la littérature. Le lapsus sur l’ermite de Ferney est un moment historique : il a bien été commis par un ministre du Commerce. Cet acte de piraterie sémantique est somme toute logique. Presque ordinaire.
Au fond, notre ministre de la vente au détail a fait une publicité formidable au marchand de fripes et pourrait même provoquer une vague d’exportations de la marque "Zadig et Voltaire". Vertigineux paradoxe…Si j’avais le sens des affaires, je lancerais illico une série de vêtements de travail "Cosette et Hugo", ou bien une marque de jeans intitulée "Salambô et Flaubert". Pour stimuler l’imagination de nos futurs vendeurs, Luc Châtel pourrait lancer un concours dans toutes les écoles de commerce. Objectif : piller le patrimoine littéraire français pour inventer une nouvelle marque de maillots de bains ou de sportwear. Pour gagner le Premier Prix, nul besoin de plonger dans la lecture de nos grands auteurs. Ce serait une perte de temps. Zadig ta mère !


Si vous voulez en savoir un petit peu plus sur le livre que dédicace Frédéric Lefebvre,
cliquez sur le titre "Le Mieux est l'ami du bien"
Tout un programme !

Béatification de Jean Paul II ... L'Etat français répond malheureusement présent !


Ce 1er mai 2011, fête du travail, une troupe de bigots du gouvernement français, premier ministre en tête suivi des ministres des affaires étrangères Alain Juppé, et de l'intérieur, Claude Guéant, assistent à la « béatification » de feu le pape Jean Paul II !!!

Ces messieurs, membre d’un gouvernement qui s’est spécialisé dans la stigmatisation de la religion des autres, vont à la messe solennelle. Un acte singulier. François Fillon sera le seul chef de gouvernement étranger présent à cette cérémonie, à côté de deux illustres présidents qui sont des monuments de la laïcité européenne, le polonais et l’italien !

Pourtant, la béatification est un acte purement religieux et très étroitement lié au culte catholique. Et d’ailleurs dans un de ses aspects les plus spécifiques et non le moins étrange. Cette béatification n’a aucune signification politique, morale ou autre qui pourrait servir de prétexte à cette présence gouvernementale. C’est juste un rite interne de l’Eglise catholique. En effet, pour que Jean-Paul II soit « béatifié », selon l’étrange coutume en la matière, il fallait qu'il soit prouvé qu'il ait réalisé un miracle. Rien de moins. Le 14 janvier Benoît XVI en a décidé ainsi.

Voyons le miracle à l’origine du déplacement des principaux ministres du gouvernement. Il s'agit de la guérison inexpliquée, en juin 2005, de la religieuse française Marie Simon-Pierre, de la congrégation des Petites Soeurs des maternités catholiques. Sa guérison soudaine dans la nuit du 2 au 3 juin 2005 serait due au fait qu'elle ait écrit le nom de Jean-Paul II sur un papier en l'implorant. C’est ce que croient les autorités de l’église. C’est bien leur droit. Mais c’est à cela que s’associent le premier ministre de notre République Laïque et les autres grands esprits de son équipe. Et dire qu'ils voulaient débattre de la laïcité, de qui se moquent-ils ?

A écouter : émission de Radio sur la Loi de Séparation des Eglises et de l'Etat

Sur France Inter, émission "La Marche de l'Histoire" du 31 mars 2011, téléchargeable en Podcast :


Avec Jacqueline Lalouette, Professeure d'histoire contemporaine à l'Université Lille, spécialiste des questions politiques et religieuses en France au XIXe siècle. A publié l'ouvrage "La séparation des Eglises et de l'Etat - Genèse et développement d'une idée (1789-1905)", édition du Seuil, Collection L'Univers historique, 2005.

Cantona donne un Carton Rouge aux marchands de sommeil



Face à une situation sociale qu'elle juge d'une rare gravité, la Fondation Abbé Pierre brandit un carton rouge contre le mal-logement. L'ancien footballeur Eric Cantona a choisi de parrainer cette campagne en participant à un clip particulièrement percutant.

Là ou l'Etat fait défaut les ONG prennent position. Dommage que ce soit une organisation fondée par un cureton qui dénonce cette situation, mais bon ne soyons pas sectaires !

Robert Badinter et les raisons de son vote de la Loi contre le port du voile dans l'espace public

M. Robert Badinter
(sénateur des Hauts de Seine)

Intervention de Robert Badinter au Sénat
(séance du 14 septembre 2010)

"Madame la présidente, madame la ministre d’État, mes chers collègues, toutes les convictions qui se sont exprimées au cours de ce débat sont honorables, et je conçois parfaitement qu’une diversité d’approches se manifeste, notamment sur le plan juridique, dès l’instant où, unanimement, nous condamnons le port de la burqa ou du niqab.

Je commencerai par deux observations d’ordre juridique. Je souhaite d’abord adresser une recommandation à Mme la présidente, en ce qu’elle représente le président du Sénat. Quel que soit le texte voté, il faut que le président du Sénat, comme celui de l'Assemblée nationale, le défère au Conseil constitutionnel. Je rappelle que le Premier ministre a demandé l’avis du Conseil d’État, mais qu’il ne l’a pas suivi, en tout cas pas complètement, et que, sur cette question, l'Assemblée nationale a adopté une position différente. Par conséquent, le risque existe. Je n’aurai garde de prendre part à la discussion sur l’étendue de ce risque. Il revient maintenant au Conseil constitutionnel de se prononcer pour savoir si ce texte est constitutionnel ou non. Il doit être saisi immédiatement pour éviter que ne perdure une sorte d’indécision juridique, toujours préjudiciable quand il s’agit d’une question de cette importance, et que l’on soit contraint d’attendre l’inévitable question prioritaire de constitutionnalité. Je souhaite que cela soit fait. Je ne suis pas absolument convaincu que ce ne soit pas déjà l’opinion du président du Sénat et de celui de l'Assemblée nationale.

Sur la conventionnalité, ensuite, je formulerai deux remarques. Dans un arrêt du 13 février 2003, la Cour européenne des droits de l’homme a adopté une position très claire sur les mesures d’interdiction de tous ordres prises par le gouvernement turc, soulignant qu’elles étaient parfaitement compatibles avec la Convention européenne des droits de l’homme. En 2010, une nouvelle décision est intervenue, dont il a été fait état au cours de ce débat : il s’agissait d’hommes portant des tenues montrant leur adhésion à une fraction religieuse extrême. Je le précise pour une raison simple : la Cour européenne des droits de l’homme a souligné que le problème était d’ordre religieux. Or la question dont nous débattons aujourd'hui n’est pas celle de l’atteinte à la laïcité. C’est celle de l’égalité des femmes et des hommes, de l’égalité de droits, de condition, de la dignité et de la liberté des femmes, toutes choses qui n’étaient pas soumises à la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt du 23 février 2010. Il n’est pas indifférent de le rappeler.

J’en viens à mon propos essentiel : pourquoi vais-je voter ce projet de loi ?

N’étant pas naïf, je sais très bien quelles étaient les motivations politiciennes à l’origine de ce besoin soudain de légiférer dans ce domaine. Je laisse toutefois cela de côté… Certains se rendent dans les pays du Golfe et y constatent les progrès accomplis en matière de condition des femmes. D’autres, comme moi, s’intéressent à la vie des instances des Nations unies, en particulier du Conseil des droits de l’homme à Genève.

J’ai eu l’occasion de le dire aussi bien à la commission des affaires européennes qu’à la commission des affaires étrangères, nous ne devons pas nous aveugler : nous sommes en présence de deux visions des droits de l’homme et nous vivons l’un des affrontements idéologiques les plus durs que nous ayons connus depuis les années de la guerre froide. Ce conflit n’est pas, en effet, sans rappeler le temps où les communistes considéraient que s’opposaient deux visions des droits de l’homme, l’une bourgeoise, l’autre socialiste. Aujourd'hui, toutefois, il s’agit d’autre chose.

Au sein de ces instances, nous avons constamment face à face, d’un côté, tous les États démocratiques, qui soutiennent le principe de l’universalité des droits de l’homme, et, de l’autre, les États qui répondent que les droits de l’homme sont un cadeau fait par Dieu à l’homme pour le rendre plus heureux sur cette terre, mais qu’ils doivent être interprétés à la lumière de la charia.

Je pourrais citer un nombre important de textes qui reprennent cette position. Il n’est qu’à lire la dernière résolution proposée et votée sur l’initiative de la République islamique d’Iran lors de la 35e session du conseil des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique, qui réaffirme cette doctrine. Nous sommes bien là en présence d’un conflit majeur, en particulier pour les laïcs que nous sommes.

Lorsque interviennent des questions essentielles, telles que la peine de mort ou la résolution adoptée par le même conseil des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique en 2004, à la suite d’une protestation de l’Union européenne, sur la lapidation des femmes, cela prend tout son sens. La réponse fut : cela ne vous regarde pas, l’Union européenne n’a pas, au nom de sa conception des droits de l’homme, à nous donner de leçons sur ce que doit être la loi islamique.

Or, il est des principes avec lesquels nous ne pouvons transiger, notamment celui qui nous occupe aujourd'hui, à savoir le principe fondamental, presque primordial, de l’égalité entre hommes et femmes. Nous ne cessons d’œuvrer pour le faire entrer plus avant dans nos sociétés.

Or, ce principe est défié. Et ceux qui le défient le font, croyez-moi, en connaissance de cause, pour tester nos facultés de résistance.

On ne peut pas transiger avec ce principe, s’accommoder d’un signe, d’un signal, d’une tenue. Car le voile est porté où, et par qui ? Ce sont les talibans qui contraignent les femmes à porter la burqa. Dès que les talibans prennent ou reprennent le pouvoir, la burqa devient obligatoire et, parallèlement, les filles sont retirées des écoles. C’est à ce moment-là que le port de la burqa prend toute sa signification. Au-delà même du port du voile intégral dans la rue, il faut voir le symbole qui est transmis, exprimé, inscrit dans cette tenue. Nous devons donc réagir. Il s’agit, je le répète, d’un principe avec lequel nous ne pouvons pas transiger, que nous ne pouvons pas abandonner.

Je rappelle simplement, mais c’est essentiel, que le droit à la liberté d’opinion figure dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. À l’époque, on avait précisé, ce qui était singulier, « même religieuse » ! Alors, la liberté d’opinion religieuse ? Oui ! La liberté de pratiquer sa religion ? Oui ! La laïcité les garantit à chacun.

Mes chers collègues, en interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, vous n’empêchez personne de pratiquer sa religion. Ce n’est pas une dragonnade ou une inquisition ! Nous favorisons au contraire, comme je le souhaite, par la construction de mosquées et par l’expression constante de notre sympathie, de notre amitié, la garantie à tous ceux qui le veulent d’exercer leur croyance et leur foi.

En interdisant le port du voile dans l’espace public, vous n’empêchez pas celles qui le veulent de pratiquer leur religion, mais vous ne tolérez pas que les éléments les plus intégristes et les plus fanatiques affichent et proclament leur vision, que nous ne pouvons pas accepter, d’une société où les femmes disparaissent de l’espace public et ne sont plus que des fantômes.

Cela, non ! Et c’est la raison pour laquelle je voterai ce projet de Loi". (Applaudissements sur l’ensemble des travées)...

Déchéance de nationalité, un silence qui en dit long !



Dans l'émission Revu et corrigé, le député UMP Myard refuse de répondre à trois reprises à la question de David Assouline : parlementaire, naturalisé, est il moins Français que Myard ? Un silence accablant sur la vision que l'UMP a de la France et de ses citoyens, même quand ils la représentent au Parlement.

Le P.S et la burqa ... Ni pour, ni contre


Débute aujourd’hui même l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi du gouvernement « interdisant la dissimulation du visage ». Un texte qui instaurera une interdiction du voile intégral sur l’ensemble de l’espace public. Le PS proposait que cette interdiction se limite aux services publics et à certains commerces. Il y a encore quelques jours, dans les colonnes de La Croix, leur chef de file, Jean-Marc Ayrault, entretenait le doute sur la ligne que comptaient défendre les socialistes. Le président du groupe PS au Palais Bourbon expliquait ne pas vouloir « faire obstacle au vote d’une loi » et, dans le même temps, ne pas savoir encore s’il prônerait l’abstention auprès de ses troupes.

Mais d’après son entourage, c’est l’abstention que compte défendre le patron des parlementaires PS, aujourd’hui, lors de leur réunion de groupe hebdomadaire. Mais « ça n’est pas une abstention de confort », tente-t-on d’argumenter dans les couloirs de l’Assemblée : « La République n’a pas à s’excuser de vouloir faire appliquer les principes républicains. Seulement, nous doutons que l’interdiction du voile sur l’ensemble de l’espace public soit conforme au Droit et qu’elle soit tout simplement applicable. Par ailleurs, nous tenons à rappeler que la burqa a été instrumentalisée par la droite. »

Ne pas s’opposer, mais ne pas cautionner totalement, c’est le sens que semble vouloir donner Jean-Marc Ayrault à cette abstention. Un « ne pas ne pas » qui a pris le relais du « ni ni » défendu à l’origine par Martine Aubry. En début d’année, la Première secrétaire avait en effet emmené le parti à la rose sur une position encore plus difficilement tenable : le parti n’était ni pour la burqa, ni pour une loi ! Un « ni ni » que beaucoup au PS attribuent volontiers à la « culture » de Martine Aubry, rappelant au passage l’épisode des créneaux horaires accordés aux musulmanes par la maire de Lille dans les piscines de sa commune.

Mais si le « ni ni » d’Aubry ne faisait pas que des heureux dans les rangs socialistes, le « ne pas ne pas » d’Ayrault ne convainc pas tout le monde pour autant. Certains députés PS pourraient choisir de voter contre le texte. Il faut s’attendre aussi à ce que Manuel Valls et Aurélie Filippetti, montés très tôt au créneau en faveur d’une interdiction totale du voile intégral, se prononcent pour le texte présenté par la majorité. Deux autres élus le feront, c’est certain : Odile Saugues, députée du Puy-de-Dôme, et Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine. Ce dernier se montre extrêmement dur avec son parti : « Cette loi, disent certains au PS, serait un marteau-pilon pour écraser une mouche. D’autres expliquent qu’elle n’est pas applicable. D’autres enfin ne veulent pas la voter parce que l’UMP en est à l’origine. Mais tout ça est ridicule. C’est de la politique politicienne. On est gêné aux entournures. Au début, nous étions contre. Finalement, nous ne sommes plus contre, mais nous allons nous abstenir ! Le PS crève de ce genre d’atermoiements… »

Les « atermoiements » du PS sur la nécessité d’une loi sur les signes religieux à l’école avaient duré quinze longues années. Pour ce qui est d’une loi sur le voile intégral, ils n’auront duré que onze mois. Onze mois qui devraient donc se conclure par… un appel à l’abstention !

Le droit à la caricature et à l'humour bafoué !

Le PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, a présenté, dans une déclaration au Point.fr, les «excuses du groupe» public au ministre de l'Immigration Eric Besson, à la suite d'une chronique que lui a consacré l'humoriste Stéphane Guillon ce lundi matin sur France Inter. «Les critiques sur le physique des personnes n'ont pas lieu d'être sur France Inter», ajoute le patron du groupe public et l'une des formules de l'humoriste n'était «pas conforme aux valeurs du service public».

De son côté, le SNJ-CGT dénonce les «menaces scandaleuses et dangereuses» d'Eric Besson «contre le droit à la caricature, contre le droit d'expression et de critique sur cette radio et contre sa rédaction sont scandaleuses et dangereuses». Menaces «d'autant plus intolérables pour un ministre qui se fait fort d'être le champion des expulsions des plus démunis, et d'avoir initié le sinistre débat sur l'identité nationale dont le résultat est d'avoir fait la courte échelle aux idées du Front national», poursuit le syndicat.

Dans sa chronique matinale, l’humoriste a présenté Besson comme «une taupe du Front national», envoyé, selon un plan concocté par Jean-Marie Le Pen, pour «infiltrer le PS, démissionner et rejoindre Nicolas Sarkozy pour, une fois au gouvernement, manoeuvrer et relancer les thèses du FN».

Stéphane Guillon dépeint ce «Mata Hari» de la politique comme «antipathique» avec «des yeux de fouine, un menton fuyant. Un vrai profil à la Iago (le traître dans Othello de Shakespeare)». «Jamais le FN n’a eu un si bon attaché de presse au sein d’un gouvernement UMP», a-t-il lancé.



Eric Besson, à son tour à l’antenne, n’a pas tardé à réagir. S’il affirme n’avoir pas «personnellement entendu» la chronique, il a précisé avoir reçu des SMS d’amis scandalisés.

«Là, des mots lourds ont été utilisés», a dénoncé le ministre accusant de «dérive» un humoriste l’ayant pris pour cible dans une chronique consacrée aux «mariage gris». Invitant la station publique a réfléchir à sa responsabilité, Eric Besson a dénoncé «un combat inégal» entre l’humoriste et les hommes politiques qu’il croque à l’antenne. «Lorsque je parle comme je suis en train de le faire, je sais très bien que je lui fais de la publicité, qu’on va considérer que c’est un martyr et qu’au nom de l’humour, il a droit de tout dire», a expliqué le ministre en appelant à «arrêter les amalgames, les anachronismes».


Alors que le journaliste Nicolas Demorand soulignait «le droit à la caricature et celui à la critique de la caricature», le ministre a estimé ce «match très inégal». «Lorsqu’on me propose un débat avec Marine Le Pen, je l’assume. Je l’ai fait le 14 janvier sur France 2. Mais il n’y a pas de face-à-face avec Stéphane Guillon parce que ses thèses, parce que se sont des thèses, il les défend au nom du supposé humour. Le match est totalement inégal», a-t-il conclu.


Corps français traditionnel, nous prenons position






M. Gérard LONGUET, membre du SENAT, institution de la République et président au sein de cette assemblée du groupe UMP a déclaré, au sujet de la possible nomination de M. Malek BOUTIH à la présidence de la HALDE "Le futur président de la HALDE devrait être issu du corps français traditionnel". Par ces propos, M. LONGUET apprécie l’éligibilité d’un citoyen de la république à une fonction à l’aune de ses origines. Il s’agit clairement de propos discriminatoires.





L’association des Libres Penseurs de la Réunion a pour objectif de lutter contre le racisme et toute forme de ségrégation. Elle condamne avec la plus grande sévérité les propos de M. LONGUET et exige des excuses de la part de l’intéressé. Elle rappelle son attachement aux principes fondateurs de la république et appelle l’ensemble des réunionnais à rester vigilants et à interpeller les hommes et les femmes politiques réunionnais sur les propos de M. LONGUET.

Pour l’ADLPR, Le Président





Malek Boutih ... pas issu du "corps français traditionnel"


Extrait d'un interview de la candidate donné au Quotidien de la Réunion du 4 mars 2010 : « Très croyante », Nadia Ramassamy pratique la double religion tamoule et catholique. « Que ce soit au temple ou à l’église, j’arrive toujours à puiser la force nécessaire pour venir en aide à la population. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous de passage sur cette terre. Qu’on amènera rien avec nous. L’essentiel c’est de faire du bien durant notre passage sur terre. Je dis souvent que mon patron c’est dieu ».


Edifiant ! Aux urnes citoyens ! Sortez goupillons, gris gris tamouls et autre bondieuseries ... Cette candidate n'a visiblement pas grand chose à proposer à la population réunionnaise alors elle fait appel à la religion, ça mange pas de pain ... juste un peu d'hosties ! Consternant !!!



Epilogue du téléfilm sur la Loi de séparation des églises et de l'Etat


Article premier :
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 2 :
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. […]

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp