Michel Onfray sur Public Sénat
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Ni Allah, ni Maître
La cinéaste tunisienne Nadia El Fani pour avoir travailler sur la question laïque en Tunisie et titré son film «Ni Allah, ni maitre» est devenue la cible de milliers d’obscurantistes qui en appellent sur le web à l’agression physique,voire au meurtre. La Quinzaine des réalisateurs rendra hommage aujourd’hui à son courage en ouverture du festival de Cannes, en même temps qu’au cinéaste iranien Jafar Panahi, condamné à six ans de prison par les mollahs de la république islamique.
«Ni Allah ni Maitre» ne sera toutefois pas présenté à la Quinzaine mais en projection publique, le 18 mai. Les Tunisiens, eux, en ont eu la primeur il y a quelques semaines. Un reportage a suivi sur la chaine Hannibal TV et c’est ce qui a mis le feu aux poudres. La cinéaste y expliquait tranquillement son propos : un voyage dans une Tunisie tolérante à l’été 2010, parmi ceux qui refusaient de faire le Ramadan. La révolution arrive alors qu’elle travaille sur le montage du document. Caméra au poing, elle se précipite dans la rue, sur l’esplanade de la Kasbah, et découvre que la laïcité est l’un des débats les plus importants et les plus passionnés de ces premiers jours d’un monde nouveau. La première banderole « Tunisie laïque ! » est brandie lors de la première manifestation des femmes, le 28 janvier. En souriant, Nadia El Fani explique donc à Hannibal TV que ses choix, son histoire ne font pas d’elle une amie des islamistes avec lesquels elle est en guerre idéologiquement.
Scandale ! Les islamistes reprennent et diffusent sur Internet deux minutes de l’interview, agrémentées de caricatures et d’insultes. « Qu’il y ait des milliers de crachats sur elle ! » tapent frénétiquement les fanatiques qui déforment sa photo et la figurent en diable, en singe, en porc, en cadavre ou le crâne explosé. A son tour, cédant à la panique et à la pression comme si l’intégrisme était roi,Hannibal TV, lâchement, diffuse dans ses programmes un bandeau où la chaine « se désolidarise des propos tenus contre l’Islam par Nadia El Fani ». La journaliste qui a réalisé l’interview de la cinéaste est licenciée ! Mais le plus douloureux, explique Nadia, « c’est le silence des partis politiques de gauche » alors même qu’ils se proclament les défenseurs de la jeune démocratie tunisienne. Un autre cinéaste, Nouri Bouzid, a déjà été victime d’agressions. Le chanteur de rap « Psyco. M », qui clame sa sympathie pour le mouvement islamiste Ennahda, hurle dans un de ses textes « Attaquons Nouri Bouzid à la kalachnikov ! »....
Affolée, un pan de l’opinion commence à se mobiliser. A Paris, où Nadia est également menacée, l’association Ni Putes ni Soumises prépare un manifeste pour la soutenir sous le slogan : « J’ai le droit de dire que je ne crois pas en Dieu ». L’affaire El Fani devient ainsi emblématique. Non seulement de la jeune Tunisie guettée par des obscurantistes mais aussi de la situation des «musulmans laïcs » selon le terme imprécis qui désigne simplement des hommes et des femmes libres penseurs.
Soutenons Nadia El Fani !
République islamique d'Iran, aveux forcés, lapidation et autres joyeusetés au nom d'Allah !
Sakineh Mohammadi Ashtiani
La télévision iranienne a diffusé mercredi soir, en prime time, les "aveux" de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Cette mère iranienne de deux enfants, condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité du meurtre de son mari.
En prime time à la télévision iranienne, Sakineh Mohammadi Ashtiani a reconnu avoir eu une relation extra-conjugale. Des aveux en bonne et due forme. C'est ce que la justice iranienne a diffusé, mercredi soir, à la télévision publique.
Celle qui se confesse, Sakineh Mohammadi Ashtiani, a été condamnée à mort par lapidation, pour adultère et complicité du meurtre de son mari. Elle avait jusqu'ici nié les accusations retenues contre elle. En prime time, les téléspectateurs iraniens ont pourtant assisté, dans une émission spéciale, à une série d'entretiens, de Sakineh Mohammadi Ashtiani, du procureur et d'amis ou membres de la famille de "la condamnée".
La jeune femme floutée et sous un tchador a raconté, une feuille de notes à la main: "J'ai été contacté par un homme en 2005.(..) Il disait que mon mari n'avait pas été un bon mari pour moi.(..) Il m'a dit que nous allions tuer mon mari. Je pensais qu'il plaisantait." A 43 ans, Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère de deux enfants, a déjà reçu 99 coups de fouets sous les yeux de son fils, pour avoir eu deux relations extra-conjugales. C'est l'un de ses "amants", un cousin de son mari, qui aurait assassiné ce dernier. Condamné il y a quatre ans, le cousin, reconnu coupable du meurtre par la justice iranienne, a depuis été libéré, révèle le Guardian .
Dans son "entretien", Sakineh Mohammadi Ashtiani a ensuite reproché à son avocat Mohammad Mostafaei d'avoir rendu son cas public et de l'avoir ainsi déshonorée, elle et sa famille. "Je vais vous poursuivre" a-t-elle ajouté. En effet, Mohammad Mostafaei, défenseur des droits de l'homme, avait médiatisé l'affaire. Menacé d'emprisonnement, l'homme a dû quitter son pays et trouver refuge en Norvège. "Sa vie (celle de l'Iranienne) est entre les mains des gens qui ont le pouvoir en Iran et, quoi qu'ils cherchent, ils peuvent l'obtenir. C'est monnaie courante pour la télévision iranienne de diffuser des mensonges", a-t-il expliqué à Reuters, ajoutant: "Sakineh est une très pauvre femme, qui a besoin d'être humainement aidée et non pas manipulée". Le Comité international contre la lapidation a aussi qualifié cette intervention télévisée de "propagande toxique". Houtan Kian, l'avocat qui a repris son dossier, a authentifié sa cliente floutée."Elle a été frappée violemment et torturée jusqu'à ce qu'elle accepte de lire les déclarations qu'on lui a données lors de son interview télévisée", a-t-il déclaré au New York Times.
Face à la pression internationale, sa peine a été suspendue le 11 juillet dernier. Le 6 août, dans une interview exclusive au «Guardian», l’Iranienne a clamé son innocence et dénoncé les «mensonges» des autorités iraniennes. Elle a confirmé avoir été condamné pour adultère mais affirmé avoir été acquitté en ce qui concerne l’assassinat. Alors pourquoi un tel acharnement ? Pour Sakineh Mohammadi Ashtiani, la réponse est très simple : "parce que je suis une femme. Parce qu’ils pensent qu’ils peuvent faire n’importe quoi quand il s’agit d’une femme dans ce pays. Parce que pour eux, l’adultère est pire que l’assassinat. Parce que je vis dans un pays où les femmes n’ont pas le droit de divorcer et sont privées de leurs droits les plus élémentaires".
L'horreur ! Une Afghane veuve et enceinte éxécutée en public par les Talibans !
Talibans en Afghanistan
Bibi Sanubar a été retenue pendant trois jours par des talibans, a reçu deux cents coups de fouet, puis a été exécutée en public dans un bastion taliban de la province de Badghis, dans l'ouest de l'Afghanistan, selon Ghulam Mohammad Sayeedi, le numéro deux de la police provinciale. Les talibans accusaient la veuve d'adultère. Ces informations ont été confirmées par les forces de l'OTAN présentes sur place, qui indiquent que l'éxecution a eu lieu lundi.
"Elle a été exécutée de trois balles dans la tête en public, alors qu'elle était enceinte", a déclaré M. Sayeedi, qui ne précise pas depuis quand elle était veuve. Différentes informations circulent sur l'âge de la femme, qui aurait entre 35 et 48 ans. La victime a été tuée par un commandant taliban local. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces de sécurité afghanes. "Personne ne s'est plaint mais le gouvernement va prendre des mesures à propos de cet incident", a réagi un membre du gouvernement local.
Allah, marque déposée (extraits d'un article de Christopher Hitchens)
Un étudiant indonésien tenant le Coran Dadang
Au début de cette année, en Malaisie, des manifestations de haine ont éclaté après la sentence prononcée par le juge de la Haute Cour Lau Bee Lan sur l'appellation qu'il convient de donner au Seigneur. Des factions islamistes s'étaient plaintes que les chrétiens du pays utilisent le mot «Allah» dans leurs offices et leurs publications. En langue malaise, il se trouve que c'est le mot employé pour désigner Dieu, et les chrétiens auraient donc bien du mal à s'en passer.
La décision de la Cour était pour le moins restrictive: le journal Catholic Herald avait le droit d'utiliser le terme «Allah» dans son édition malaise, à condition d'être vendu «uniquement dans les églises et de porter la mention RÉSERVÉ AUX NON MUSULMANS.» Mais c'était encore trop d'indulgence aux yeux des islamistes. Plusieurs églises et institutions chrétiennes ont été incendiées et dégradées, et le gouvernement malais a publiquement déploré le jugement de la haute cour. Selon Associated Press, les autorités redoutent que «la synonymie du terme «Allah» et du terme «Dieu» sème le trouble dans l'esprit des musulmans et que cela les amène, de ce fait, à se convertir au christianisme.» Le danger semble pourtant contenu: la majorité des 2,5 millions de chrétiens de Malaisie appartient aux communautés chinoise ou indienne. Il y a donc une légère mais indéniable intention raciste de la part des islamistes malais quand ils exigent le monopole ethno-linguistique du mot divin.
Les faits sont révélateurs et inquiétants à plusieurs égards. Tout d'abord, cela se passe dans l'un des États musulmans réputé parmi les plus «modérés» du globe. Il est fort à craindre que ce type d'intolérance essaime en Indonésie voisine, dont la langue, très proche du malais, utilise également le terme «Allah» pour le «mot en D», et ce dans toutes les confessions. Les islamistes indonésiens pourraient ainsi renforcer la pression, déjà forte, qu'ils exercent sur la minorité chrétienne du pays, et ils disposeraient d'une nouvelle arme pour imposer l'islam par voie de charia.
Les propagandistes islamistes aiment à rassurer l'Occident candide en expliquant gentiment que tous, chrétiens, juifs et musulmans, nous louons le même Dieu. Nous sommes tous les enfants d'Abraham, et patati et patata. Nous sommes tous des «Peuples du Livre», et repatati et repatata. Mais s'il est vrai que le Coran s'inspire largement du Pentateuque et du Nouveau Testament, il n'en est pas moins vrai qu'on ne le considère généralement digne de foi que quand il est rédigé ou récité en arabe. Le sectarisme de certains, non dénué d'arrière-pensées racistes et nationalistes, démontre qu'au fond, les intégristes, loin d'être monothéistes, pensent qu'il existe plusieurs dieux et que le leur est naturellement le meilleur.
Cette révélation troublante n'est peut-être pas encore tombée dans l'oreille des djihadistes. Elle vient toutefois allonger la longue liste de conflits réels et potentiels qui découlent de l'infinité des sujets dont les fondamentalistes musulmans font leur miel pour se prétendre lésés, et pour prétendre à la violence. Qui eût cru qu'ils ne se rendraient pas compte, jusqu'à l'an dernier, qu'il existait des non musulmans parlant la même langue qu'eux? Qui eût prédit que dans les semaines suivant cette incroyable découverte, on retrouverait les mêmes foules hurlantes, les mêmes prédicateurs haineux et les mêmes immeubles en feu?
L'arabe est une langue magnifique, littéraire et poétique, dont les dérivés (tel le mot «algèbre») peuplent les dictionnaires occidentaux et, entre autres, les cartes d'Espagne (Alhambra, Alcázar, etc...). Les islamistes pourraient être flattés que dans certains pays d'Europe méditerranéenne et d'Asie, les chrétiens emploient le mot arabe pour désigner Dieu. (Ce qui doit également être le cas des athées du coin, qui ont besoin du mot pour affirmer résolument que Allah n'est pas grand et que, d'ailleurs, il n'existe pas.) Mais non, le sectarisme passe avant tout. Dans les salles de rédaction, les correcteurs devraient peut-être envisager de traduire systématiquement «Allah Akbar» par «Allah est grand,» et «Inch'allah» par «Si Allah le veut,» plutôt que par «Si Dieu le veut.» Cependant, si ces mesures linguistiques étaient adoptées, nul doute qu'elles provoqueraient là encore le même lot d'émeutes, d'incendies et de tueries.
Christopher Hitchens*
Traduit par Chloé Leleu
*(son portrait sur Libé : http://www.liberation.fr/monde/0101319956-athee-souhait)
Burqa ... Le Conseil d'Etat en dessous de tout !

Le 30 mars 2010, le Conseil d’Etat a remis au Premier ministre les résultats de l’étude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral. Le chef du gouvernement avait sollicité l’avis des Sages : pouvait-on parvenir à une interdiction qui soit « la plus large et la plus effective possible », sans « blesser nos compatriotes de confession musulmane » ?
Les Sages rejettent l’interdiction générale en indiquant que « seule la sécurité publique et l’exigence de lutte contre la fraude » fondent une interdiction juridiquement solide « mais uniquement dans des circonstances particulières en temps et en lieux ».
Ils repoussent le principe de laïcité comme fondement possible en précisant que la laïcité s’impose aux institutions et aux agents publics et non pas à la société et aux individus, sauf exception comme dans les établissements scolaires.
Ils proposent une loi et des mesures dissuasives visant à « un processus d’extinction du phénomène ».
Nos sages seraient-ils frileux ? Peureux ? Lâches ? Séniles ? En effet, ils font bien peu de cas de la laïcité ! Selon nous, elle s'impose bien à la société et aux individus qui la composent dans leurs faits et gestes exprimés dans l'espace public. Ce que les individus font avec leurs croyances dans leurs sphères privées ne concerne qu'eux, effectivement.
Nos sages seraient-ils frileux ? Peureux ? Lâches ? Séniles ? En effet, ils font bien peu de cas de la laïcité ! Selon nous, elle s'impose bien à la société et aux individus qui la composent dans leurs faits et gestes exprimés dans l'espace public. Ce que les individus font avec leurs croyances dans leurs sphères privées ne concerne qu'eux, effectivement.
Après le Quick halal, Mc Do "blasphème" les catholiques !
L'objet du scandale: une boîte de Happy meal, le menu enfant du fast food. Cette boîte contenait un livret de jeux pour les enfants. Sur une des pages, le jeu consiste à décrypter un message codé.
La planche de bandes dessinées représente trois patates: un évêque et un couple sur le point de se marier..
L'évêque tient dans sa main un crucifix représentant un Jésus en forme de grenouille.
"Acceptez-vous de prendre Suzanne, ici présente, pour repas?", c'est la phrase cachée prononcée par l'évêque.
Pour le curé de Saint Sulpice (Tarn), c'est un blasphème (!). Outré, il décide de lancer un appel sur son blog. "Une fois de plus, la foi chrétienne est ridiculisée. Le mariage est bafoué, l'évêque est tourné en dérision, et le crucifix sert d'alibi à une propagande qui, sous des apparences désinvoltes, salit et blasphème des signes et des convictions qui sont au coeur de notre foi chrétienne" s'insurge le prêtre.
Et le curé appelle même les fidèles à boycotter Mc Donald's (!!): "Quand je vois encore une fois que l'on traîne dans la boue la foi chrétienne, sans retenue, je hausse le ton et j'ai envie de dire à tous ceux qui me croisent et qui me lisent: Mc Do? Je boycotte et vous invite à faire de même!".
Sur le billet du curé, les commentateurs soutiennent cet appel au boycott. Beaucoup sont scandalisés par l'image destinée aux enfants.
Très soucieux de son image, Mc Do n'a pas tardé à répondre. La firme américaine, tout comme l'éditeur français du jeu, s'excusent et retirent le livret de la distribution face à l'ampleur du mécontentement.
L'enseigne de fast food a carrément posté un commentaire sur le blog du curé pour faire son mea culpa. "Soyez assurés que McDonald's ne souhaite en aucun cas heurter la sensibilité de ses consommateurs (...).Sachez par ailleurs que les livrets Kid paddle ne sont plus distribués dans les restaurants de l'enseigne Mcdonald's" affirme le commentaire de Mc Do.
... C'est affligeant, le délit de "blasphème" vient même se loger dans la mal bouffe !
Et si, quant à nous, on invitait les cathos à boycotter leurs curés pédophiles, leurs chères petites têtes blondes, brunes ou rousses ne s'en porteraient-elles pas mieux ?
Communiqué : Pour en finir avec la question du voile intégral
Lors de son dernier congrès, tenu en mai 2009 à Port-Leucate (Aude), l’ADLPF rappelait qu’il appartient à l’Etat de faire respecter les valeurs laïques et républicaines. La loi de Séparation des églises et de l’Etat doit être rigoureusement et intégralement respectée. La croyance étant une affaire strictement privée, les religions n’ont pas à interférer dans la sphère publique et leurs manifestations ont pour limite le respect de l’ordre public.
Les Libres Penseurs de l’ADLPF se sont prononcés, en toute autonomie, contre le port du voile intégral, notamment par communiqué le 23 juin 2009. Leur lutte contre le prosélytisme religieux est totalement exempte de racisme. Ils considèrent que les représentants de la Nation, tout en préservant les libertés individuelles, doivent définir avec précision et rigueur la forme et l’étendue de l’opposition nécessaire à cette attaque contre la condition féminine et à ce prosélytisme qui menace la sécurité et trouble l’ordre public.
Quelles que soient les mesures législatives ou réglementaires qui seront prises dans ce domaine, il apparaît essentiel qu’aucun prosélytisme religieux ne se manifeste, ni dans les lieux d’élaboration des pouvoirs locaux ou national, ni dans les locaux administratifs et judiciaires, ni dans le service public de l’audio-visuel. Elus, employés (fonctionnaires ou de droit privé) et usagers doivent y être tenus au strict respect de la laïcité républicaine et ne doivent, bien entendu, pas arborer de tenue dissimulant le visage, mais pas davantage un quelconque signe religieux ostensible.
Communiqué de l'ADLPF - Paris, le 15 mars 2010
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