La Libre Pensée est une vision rationnelle du Monde et de la société issue du siècle des lumières. C'est aussi un humanisme. Elle mène un combat permanent contre l'obscurantisme et tous les intégrismes
On aime "J'aime pas le sarkozysme culturel"
Conseil de lecture : Le rituel de l'ombre
Le Rituel de l'Ombre
Eric GIACOMETTI & Jacques RAVENNE
- Poche: 523 pages
- Editeur : Pocket
- Collection : Pocket thriller
- ISBN-10: 2266152769
- ISBN-13: 978-2266152761
Présentation de l'éditeur :
Biographie des auteurs :
Brel, Brassens, Ferré ... l'Anarchie en question
L'interview a été réalisée pour la revue Rock & Folk
par François-René Cristiani
Photo de Jean Pierre Leloir
Et pourtant, ils existent - Histoire du syndicalisme d’action directe
Entre 1895 et 1914, le syndicalisme révolutionnaire mise sur l’efficacité de la grève générale pour renverser d’un seul coup la démocratie bourgeoise et le régime capitaliste.
En 1906, la Charte d’Amiens est largement influencée par les partisans de l’action directe. Cette influence vient de la 1ere Internationale, de la Commune, de la Fédération des bourses du Travail lancée par Fernand Pelloutier et traversée par le courant anarcho-syndicaliste.
Cet héritage sera revendiqué par la CGT-SR de 1926 à 1939 et la CNT depuis 1946.
(Documentaire en 7 parties disponibles sur You Tube)
Laïque Pride à Beyrouth !
Les défenseurs des droits des homosexuels étaient aussi très présents avec des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles portant l’inscription « homosexuels pour la laïcité ».
Au Liban, pays néanmoins considéré comme relativement libéral dans une région plutôt conservatrice, la religion occupe une place de premier plan. Dans ce pays qui réunit 18 communautés religieuses, l’Etat est régi par un système complexe de partage du pouvoir. Ainsi par exemple, le président est un chrétien maronite, le président du Parlement un musulman chiite et le Premier ministre un musulman sunnite.
Depuis la fin de la guerre civile (1975-90), les défenseurs des droits de l’Homme poussent pour un Etat laïque. L’an dernier, le ministre de l’Intérieur a autorisé ceux qui le souhaitaient à ne pas préciser leur religion sur les documents officiels.
Mais pour ceux qui souhaitent un mariage civil, ils doivent le faire à l’étranger, souvent dans l’île de Chypre voisine.
Libre Penseur illustre : Paul Henri Dietrich, baron d'Holbach (1723 - 1789)
- Tous les livres du baron d'Holbach peuvent être téléchargés sur classiques.uqac.ca.
Libres Penseurs, un peu d'histoire
Il y a toujours eu des libres penseurs, des esprits émancipés, des "briseurs" d'images. Epiame, Lucrèce, en furent, dans l'Antiquité, de remarquables exemples. On en trouve même dans les époques les plus sombres du Moyen-Age. Les Vanini, Giordano Bruno, Jean Huss, Dolet, etc., pourchassés, emprisonnés, réduits au silence, devaient très souvent s'expatrier. Par la force des choses, ils furent amenés à correspondre avec des penseurs, des savants de différents pays qui poursuivaient, de leur côté, la même oeuvre d'émancipation des consciences.
Au XIXe siècle, les libres penseurs ne sont plus obligés, en règle générale, de se cacher, d'agir clandestinement pour échapper à leurs tourmenteurs. Ils vont former des groupements, afin d'unir leurs efforts pour une efficacité plus grande.
Au moment précis où les anticléricaux révolutionnaires de France s'attaquaient aux privilèges du clergé (ce qui incitait la Papauté à organiser, contre notre pays, la croisade de toutes les têtes couronnées d'Europe), des mouvements rationalistes apparaissaient en Angleterre et aux États-Unis - l'ambiance du protestantisme étant, dans l'ensemble, moins hostile et moins réactionnaire que celle du catholicisme romain. Dès 1792, Thomas Paine, contemporain de nos Voltaire, Diderot, Holbach et autres courageux écrivains, dont la pensée féconde prépara l'immortelle explosion de la Révolution française, publia son livre "L'âge de la Raison". En 1831, le premier journal libre penseur paraissait à Boston. Il s'appelait " L'lnvestigator ", mais son existence fut de courte durée, en raison des poursuites dont il fut l'objet de la part des puritains. Mais, depuis 1873, les libres penseurs des États-Unis publiaient le "Truth Seeker ", qui est donc l'organe rationaliste le plus ancien du monde entier et qui en fut, pendant longtemps, le plus important.
Aux U.S.A., comme, en Angleterre et dans les pays du Commonwealth, la Libre Pensée se recrutait plutôt dans les éléments cultivés ou semi-cultivés. Les milieux ouvriers ne semblaient guère touchés par sa propagande. On sait qu'il n'en a pas été de même en Belgique, en Italie, en France. C'est surtout en France que cette action prendra le caractère social le plus accentué.
Dès 1835, on note les plus anciens de ces groupes européens, mais leur existence fut éphémère. Quant aux Carbonaris et aux Blanquistes, très actifs dans les pays latins, leur action fut de nature plutôt politique, mais cependant presque toujours nettement anticléricale. En 1847, un cercle de Libre Pensée était fondé à New-York, sous le titre "La Convention des Infidèles". En France, après le coup d'État de 1851 qui amena la chute de la deuxième République et le rétablissement de l'Empire, la plupart des militants libres penseurs durent s'expatrier. Certains se réfugièrent en Suisse ou en Angleterre, mais le plus grand nombre émigra en Belgique. Ils participèrent à la fondation des premières sociétés de Libre Pensée belge. Les plus anciennes (elles existent encore), sont “ L'Affranchissement ” et “ Les Solidaires ”, de Bruxelles, respectivement fondées en 1854 et 1857. Celle d'Anvers est également très ancienne.
Les proscrits français avaient d'excellents motifs pour être ardents ennemis du cléricalisme. L'attitude du Haut Clergé avait été ignoble dans la période qui suivit le 2 décembre. Pour s’en convaincre, il nous suffira de rappeler quelques-unes des apostrophes les plus cinglantes de Victor Hugo dans "Les Châtiments", "L'histoire d'un crime", “ Napoléon le Petit ”. Il fallut attendre la chute de l'Empire et la proclamation de la IIIe République pour que la Libre Pensée puisse agir au grand jour. Mais il ne faudrait pas en déduire qu'elle était demeurée inactive durant les dix-huit longues années du règne de "Badinguet". Notons pourtant que les libres penseurs de France, et particulièrement les proscrits du 2 décembre, ont joué un rôle de premier plan, d'abord dans la création de l'Association internationale des Travailleurs, plus connue sous le nom de "Première Internationale", et, ensuite, dans la fondation de la Fédération Internationale de la Libre Pensée. Nombre de militants ont, du reste, collaboré à ces deux illustres associations car, à l'époque, on ne séparait pas la Libre Pensée du Socialisme et de la Démocratie.
(source blog des Libres Penseurs des Yvelines)
Conseil de lecture

A lire cette semaine dans Marianne

Notre ami Daniel nous signale qu'il ne faut pas manquer le dernier n° de "Marianne", un n° spécial : "Les nouvelles guerres des religions" ou "Comment les cléricalismes menacent la planète". A acheter avant mardi.
La mort n'est rien pour nous
Habitue-toi en second lieu à penser que la mort n'est rien pour nous, puisque le bien et le mal n'existent que dans la sensation. D'où il suit qu'une connaissance exacte de ce fait que la mort n'est rien pour nous permet de jouir de cette vie mortelle, en nous évitant d'y ajouter une idée de durée éternelle et en nous enlevant le regret de l'immortalité.Celui qui déclare craindre la mort non pas parce qu'une fois venue elle est redoutable, mais parce qu'il est redoutable de l'attendre est donc un sot. C'est sottise de s'affliger parce qu'on attend la mort, puisque c'est quelque chose qui, une fois venu, ne fait pas de mal.
Ainsi donc, le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus.
La mort n'existe donc ni pour les vivants, ni pour les morts puisque pour les uns elle n'est pas, et que les autres ne sont plus. Mais la foule, tantôt craint la mort comme le pire des maux, tantôt la désire comme le terme des maux de la vie.
Le sage ne craint pas la mort, la vie ne lui est pas un fardeau, et il ne croit pas que ce soit un mal de ne plus exister. De même que ce n'est pas l'abondance des mets, mais leur qualité qui nous plaît, de même, ce n'est pas la longueur de la vie, mais son charme qui nous plaît.
Quant à ceux qui conseillent au jeune homme de bien vivre, et au vieillard de bien mourir, ce sont des naïfs, non seulement parce que la vie a du charme, même pour le vieillard, mais parce que le souci de bien vivre et le souci de bien mourir ne font qu'un. Bien plus naïf est encore celui qui prétend que ne pas naître est un bien et que la vie est un mal. Par exemple, celui qui dit : «Et quand on est né, franchir au plus tôt les portes de l'Hadès».
Car si l'on dit cela avec conviction, pourquoi ne pas se suicider ? C'est une solution toujours facile à prendre, si on la désire si violemment. Et si l'on dit cela par plaisanterie, on se montre frivole sur une question qui ne l'est pas.
Il faut donc se rappeler que l'avenir n'est ni à nous, ni tout à fait étranger à nous, en sorte que nous ne devons ni l'attendre comme s'il devait arriver, ni désespérer comme s'il ne devait en aucune façon se produire.
Lettre à Ménécée
310 av. notre ère
Epilogue du téléfilm sur la Loi de séparation des églises et de l'Etat
Article premier :
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
Article 2 :
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. […]
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp

