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A la Réunion à Pâques, la religion fait aussi trinquer les animaux !
Conseil de lecture

L'ADLPF nous reconnait

A lire cette semaine dans Marianne

Notre ami Daniel nous signale qu'il ne faut pas manquer le dernier n° de "Marianne", un n° spécial : "Les nouvelles guerres des religions" ou "Comment les cléricalismes menacent la planète". A acheter avant mardi.
Communiqué de l'ADLPF
- prières et manifestations religieuses non autorisées dans la rue, lieu constitutif d’un espace social qui doit être partagé par tous en dehors de toute considération d’ordre métaphysique
- élus siégeant en costume religieux au sein de plusieurs municipalités : robe de bure de moine en Morbihan, foulard islamique en Isère
- cérémonies religieuses pour des manifestations publiques officielles de deuil lors de catastrophes ; ces cérémonies doivent revêtir un caractère strictement laïc et ne pas se tenir dans des églises
- revendication inacceptable (malheureusement trop souvent exaucée) de carrés confessionnels dans les cimetières publics créant un apartheid entre les morts ;
- revendication inacceptable (malheureusement parfois exaucée) d’horaires de piscines spécifique pour les femmes
- règle religieuse alimentaire imposée à tous les clients de certains restaurants Quick, dont l’Etat est actionnaire ; l’ADLPF, qui a été la première organisation à dénoncer cet état de fait à Buchelay (Yvelines), veillera à ce que soit tenue la promesse faite par la direction de cette chaîne de restaurants de respecter désormais le choix des consommateurs en proposant aussi des viandes non hallal ; la viande issue d’un abattage rituel et cruel servant au subventionnement d’une religion, il est d’autant plus essentiel que le choix du consommateur soit éclairé et conscient
-organisation de messes à l’intérieur du Parlement Européen et aux frais de celui-ci
L’ADLPF, section française de l’Union Mondiale des Libres Penseurs, se réjouit de la décision de la Cour Européenne de justice de contraindre l’Italie à supprimer les crucifix des murs des écoles afin que soit assurée la neutralité nécessaire de l’Etat. Elle soutient le juge italien Tosti, condamné en Appel parce qu’il refuse de rendre la justice sous un crucifix. Cette condamnation est en contradiction flagrante avec le jugement de la Cour Européenne de justice.
L’ADLPF apporte son soutien au maire de Joué-lès-Tours qui fait inscrire le mot « laïcité » au fronton de la mairie de cette commune. Elle encourage toutes les municipalités à inaugurer des « Rues de la Laïcité » et à afficher le préambule de la Constitution : La France est un République laïque, démocratique et sociale. Elle fustige la commune de Mantes-la-Jolie qui, malgré la protestation de plusieurs de ses administrés, a récidivé à Noël dernier en ornant d’une crèche catholique le fronton de sa mairie annexe, ce que la loi du 9 décembre 1905 interdit expressément.
Après le succès des nombreuse manifestations que ses groupes et sections ont organisées ou auxquelles ils ont participé le 9 décembre dernier, l’ADLPF se réjouit qu’une proposition de loi visant à ce que cette date soit reconnue comme journée officielle de la Laïcité ait été déposée par le député Jacques MYARD et la sénatrice Sophie JOISSAINS. C’est le résultat des interventions incessantes sur cette question depuis cinq ans. L’ADLPF invite d’autres parlementaires, notamment de gauche, à s’associer à ces initiatives. Certains d’entre eux s’étaient engagés à agir en ce sens.
Les attaques continuelles contre la laïcité sont parallèles à cette autre ligne de la politique anti-sociale du gouvernement que les citoyens viennent de largement sanctionner par leur vote : le démantèlement des services publics, leur privatisation et leur soumission aux règles d’un capitalisme mondialisé en crise. Seule une mobilisation forte et déterminée des laïques et progressistes pourra y faire obstacle. C’est pourquoi l’ADLPF s’associe aux démarches unitaires impulsées à cet effet : Comités 1905, Front Unitaire Républicains d’Action laïque (FURAL), Comité de Défense et de Promotion de l’Ecole Publique de Proximité (CDPEPP), etc. Elle appelle en outre ses adhérents et sympathisants à se mobiliser et à signer massivement les appels et pétitions sectoriels ou généraux pour défendre les services publics. Concernant l’enseignement, elle oeuvrera à ce que l’ « Appel National pour l’Ecole Publique » aboutisse, le 19 juin prochain, à un Nouveau Serment de Vincennes commémorant celui qui, il y a 50 ans, rassemblait des millions de citoyens contre la loi Debré qui a ouvert la boîte de Pandore du subventionnement des écoles privées – essentiellement confessionnelles – par des subsides publics.
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Pédophilie & église, les scandales continuent au Brésil
Les scandales de pédophilie impliquant l'église ont éclaboussé cette semaine le plus grand pays catholique du monde, le Brésil, où le Vatican a reconnu l'existence d'accusations contre des prêtres pour abus sexuels contre des mineurs (source A.F.P).
Les cas ont été révélés au grand jour par des images tournées en caméra cachée par une des victimes montrant le père Luiz Marques Barbosa, 82 ans, (photo) faisant l’objet d’une fellation de la part d’un enfant de choeur devant un autel, dans le petit Etat pauvre d’Alagoas (nord-est du Brésil) à quelque 2.500 km de Sao Paulo.
La diffusion la semaine dernière de cette vidéo dans le cadre d’un programme télévisé de la chaîne SBT, a fait scandale dans le pays de plus de 190 millions d’habitants où 74% se déclarent catholiques. Après la relation sexuelle, la caméra fait un gros plan sur le visage du prêtre qui demande: “Qui est là? Qui c’est?”. “Il commençait à me toucher à m’embrasser (…), ça me donnait envie de vomir. Il commençait à me déshabiller et à se déshabiller aussi”, raconte le jeune identifié comme “Fabiano”, faisant allusion à Marques Barbosa. Ce jeune âgé de 20 ans, qui en avait douze quand il était enfant de choeur, souligne dans son récit avoir été obligé d’avoir des rapports avec ce prêtre “d’innombrables fois”.
Les images, filmées en janvier 2009, circulent sur YouTube, elles sont également en vente dans les rues de Maceio, la capitale d’Alagoas, selon la même source.
Le reportage a également diffusé les déclarations de trois anciens enfants de choeur narrant les abus qu’ils ont subis de la part de trois prêtres de la ville d’Arapiraca à 120 km de Maceio, dont le père Marques Barbosa.
Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a reconnu mardi l’existence d’accusations d’abus sexuels. Un des prêtres “a été renvoyé de sa paroisse et est sous accusation de la part de la justice civile”, a-t-il dit. Les faits reprochés aux deux autres, suspendus de leurs fonctions, “sont en cours d’examen”, a-t-il ajouté. Il a admis également que deux des trois hommes d’Eglise dénoncés avaient le titre honorifique de Monseigneur.
L’affaire a choqué la population locale au Brésil. Et l’évêque d’Alagoas, Monseigneur Valerio Brêda, a décidé d’écarter de leurs fonctions ecclésiastiques les trois hommes d’Eglise, Luiz Marques Barbosa, Edilson Duarte et Raimundo Gomes, dès la diffusion des dénonciations.
Le ministère public d’Alagoas a demandé l’ouverture d’une enquête tandis que Barbara Arraes, la commissaire chargée de l’enquête, a qualifié la situation de “grave”.
Après le Quick halal, Mc Do "blasphème" les catholiques !
A lire :"Pour en finir avec dieu" de Richard Dawkins

- Poche: 525 pages
- Editeur : Librairie Académique Perrin (12 février 2009)
- Collection : Tempus
- Langue : Français
- ISBN-10: 2262029865
- ISBN-13: 978-2262029869
Imaginez, pas de Talibans pour dynamiter les statues anciennes, pas de décapitations publiques des blasphémateurs, pas de femmes flagellées pour avoir montré une infime parcelle de peau..." (Richard Dawkins)
Présentation de l'éditeur
Voici l'essai qui crée l'événement et vient à point nommé : où l'un des plus grands esprits d'aujourd'hui démontre qu'on peut en finir définitivement avec Dieu et vivre dans un monde sans religion.
Le biologiste Richard Dawkins, a un objectif : donner toutes les explications et les encouragements nécessaires au plus grand nombre d'esprits libres afin qu'ils se libèrent complètement de l'emprise de la religion. Et qu'ils soient fiers d'être athées, car, pour l'auteur, l'athéisme est presque toujours la marque d'une saine indépendance d'esprit, et d'un esprit sain. Richard Dawkins s'attaque ici non à une "version particulière" de Dieu, mais à tous les dieux et tout ce qui est surnaturel.
Pour ce spécialiste de l'évolution, la question de Dieu n'est pas hors de portée de la science. Insistant sur le fait que "la probabilité de l'existence de Dieu est extrêmement faible", il dit mener sa vie en se fondant sur le présupposé qu'il n'existe pas. Tout particulièrement choqué par le fait que les parents imposent leurs opinions religieuses à leurs enfants, Richard Dawkins, au nom du rationalisme, entre en guerre contre la forme de superstition la plus répandue selon lui et contre cette idée que pour avoir des principes moraux, on ne saurait se passer de convictions religieuses.
Qualifié par les scientifiques de "rottweiler de Darwin" pour sa défense virulente et efficace de l'évolution, désigné par le magazine Prospect comme l'un des trois plus grands intellectuels du monde (à côté d'Umberto Eco et de Noam Chomsky), Dawkins concentre aujourd'hui son esprit brillant sur la religion, qu'il dénonce en s'appuyant sur des démonstrations scientifiques. Un cocktail explosif qui a provoqué une chaude polémique dans tous les pays où le livre a été publié, lequel s'est vendu à plus de quinze millions d'exemplaires à travers le monde.
Biographie de l'auteur :
Richard Dawkins, professeur à l'université d'Oxford, est un spécialiste mondialement connu de l'évolution. Son ouvrage le plus fameux est Le Gène égoïste, et plus récemment le remarquable Il était une fois nos ancêtres (publié chez Robert Laffont, octobre 2007). Site personnel de l'auteur : www.richarddawkins.net (en anglais).
Le droit à la caricature et à l'humour bafoué !
De son côté, le SNJ-CGT dénonce les «menaces scandaleuses et dangereuses» d'Eric Besson «contre le droit à la caricature, contre le droit d'expression et de critique sur cette radio et contre sa rédaction sont scandaleuses et dangereuses». Menaces «d'autant plus intolérables pour un ministre qui se fait fort d'être le champion des expulsions des plus démunis, et d'avoir initié le sinistre débat sur l'identité nationale dont le résultat est d'avoir fait la courte échelle aux idées du Front national», poursuit le syndicat.
Dans sa chronique matinale, l’humoriste a présenté Besson comme «une taupe du Front national», envoyé, selon un plan concocté par Jean-Marie Le Pen, pour «infiltrer le PS, démissionner et rejoindre Nicolas Sarkozy pour, une fois au gouvernement, manoeuvrer et relancer les thèses du FN».
Stéphane Guillon dépeint ce «Mata Hari» de la politique comme «antipathique» avec «des yeux de fouine, un menton fuyant. Un vrai profil à la Iago (le traître dans Othello de Shakespeare)». «Jamais le FN n’a eu un si bon attaché de presse au sein d’un gouvernement UMP», a-t-il lancé.
Eric Besson, à son tour à l’antenne, n’a pas tardé à réagir. S’il affirme n’avoir pas «personnellement entendu» la chronique, il a précisé avoir reçu des SMS d’amis scandalisés.
«Là, des mots lourds ont été utilisés», a dénoncé le ministre accusant de «dérive» un humoriste l’ayant pris pour cible dans une chronique consacrée aux «mariage gris». Invitant la station publique a réfléchir à sa responsabilité, Eric Besson a dénoncé «un combat inégal» entre l’humoriste et les hommes politiques qu’il croque à l’antenne. «Lorsque je parle comme je suis en train de le faire, je sais très bien que je lui fais de la publicité, qu’on va considérer que c’est un martyr et qu’au nom de l’humour, il a droit de tout dire», a expliqué le ministre en appelant à «arrêter les amalgames, les anachronismes».
Alors que le journaliste Nicolas Demorand soulignait «le droit à la caricature et celui à la critique de la caricature», le ministre a estimé ce «match très inégal». «Lorsqu’on me propose un débat avec Marine Le Pen, je l’assume. Je l’ai fait le 14 janvier sur France 2. Mais il n’y a pas de face-à-face avec Stéphane Guillon parce que ses thèses, parce que se sont des thèses, il les défend au nom du supposé humour. Le match est totalement inégal», a-t-il conclu.
Communiqué : Pour en finir avec la question du voile intégral
Eglise et pédophilie : Un silence assourdissant, les cathos allemands grognent !

La grogne montait hier parmi les catholiques allemands devant le silence du pape sur les affaires de pédophilie dans son pays d’origine où les appels à une réforme du célibat des prêtres se multiplient.
Le scandale de pédophilie dans des établissements catholiques « préoccupe les gens, qu’ils soient croyants ou non et le Saint Père devrait s’expliquer », a déclaré hier le président de la fédération de la jeunesse catholique allemande (BDKJ), Dirk Tänzler, dans le quotidien Berliner Zeitung.
Secouée depuis fin janvier par une cascade de révélations d’abus sexuels anciens commis par des membres du clergé, l’église catholique allemande connaît « l’une de ses plus profondes crises existentielles depuis 1945 », selon lui.
Le pape allemand Benoît XVI, a été mis en cause vendredi pour avoir autorisé en 1980, à titre d’archevêque de Munich, la mutation dans son diocèse d’un prêtre soupçonné de pédophilie.
Le prêtre aurait dû subir une thérapie mais s’est vu confié de nouvelles responsabilités pastorales, à l’insu du cardinal Ratzinger qui n’était pas encore pape.
« Consternation » des croyants :
En 1986, alors que Mgr Ratzinger servait à Rome, le prêtre a été condamné pour abus sexuel sur un mineur à une peine de 18 mois de prison avec sursis.
Nombre de catholiques auraient aimé entendre le pape allemand s’exprimer personnellement dimanche lors de sa prière hebdomadaire sur la place saint pierre de Rome, comme il l’a déjà fait par le passé en dénonçant des scandales similaires survenus dans d’autres pays, dont l’Irlande. Au lieu de cela, ils ont dû se contenter de la réaction du porte-parole du vatican, le père Federico Lombardi affirmant samedi que les « efforts » pour « impliquer personnellement » le pape dans les scandales de pédophilie au sein de l’église avaient « échoué ».
Dénoncer une campagne d’acharnement contre le pape constitue « la pire stratégie de communication imaginable », a estimé Christian Weisner, porte-parole du mouvement contestataire « Nous sommes l’église », cité dans le quotidien régional Münchner Zeitung.
« Nombre de fidèles catholiques regrettent que Benoît XVI n’ait pas même exprimé un petit mot de compassion », dit-il.
Trop tôt, rétorque dans le quotidien Süddeutsche Zeitung le père jésuite Bernd Hagenkord qui dirige le programme allemand de radio vatican. Une prise de position serait prématurée à ce stade, le saint-siège ne disposant pas encore de tous les éléments sur ces affaires, explique-t-il.
En tant que membre du comité central des catholiques allemands (ZdK), le vice-président du Parlement allemand, Wolfgang Thierse, a prévenu que la crédibilité de l’église catholique était « très gravement ébranlée » par les affaires de pédophilie, demandant plus d’honnêteté au pape et à son église.
« La consternation des croyants est énorme », a-t-il constaté, estimant inévitable que le débat sur le célibat des prêtres soit relancé même si le pape a réaffirmé vendredi son caractère « sacré ».
Le président du ZdK, Aloïs Glück a appelé l’église à se demander « s’il y a des conditions spécifiques à l’église qui favorisent les abus ».
Conférence de Serge Soudoplatoff "Les vraies ruptures d'internet"
"Les vraies ruptures d'Internet"
Ecole Normale Supérieure
D'autres conférences de 15 mn toutes aussi intéressantes
là >>> : http://www.les-ernest.fr/
La mort n'est rien pour nous
Habitue-toi en second lieu à penser que la mort n'est rien pour nous, puisque le bien et le mal n'existent que dans la sensation. D'où il suit qu'une connaissance exacte de ce fait que la mort n'est rien pour nous permet de jouir de cette vie mortelle, en nous évitant d'y ajouter une idée de durée éternelle et en nous enlevant le regret de l'immortalité.Celui qui déclare craindre la mort non pas parce qu'une fois venue elle est redoutable, mais parce qu'il est redoutable de l'attendre est donc un sot. C'est sottise de s'affliger parce qu'on attend la mort, puisque c'est quelque chose qui, une fois venu, ne fait pas de mal.
Ainsi donc, le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus.
La mort n'existe donc ni pour les vivants, ni pour les morts puisque pour les uns elle n'est pas, et que les autres ne sont plus. Mais la foule, tantôt craint la mort comme le pire des maux, tantôt la désire comme le terme des maux de la vie.
Le sage ne craint pas la mort, la vie ne lui est pas un fardeau, et il ne croit pas que ce soit un mal de ne plus exister. De même que ce n'est pas l'abondance des mets, mais leur qualité qui nous plaît, de même, ce n'est pas la longueur de la vie, mais son charme qui nous plaît.
Quant à ceux qui conseillent au jeune homme de bien vivre, et au vieillard de bien mourir, ce sont des naïfs, non seulement parce que la vie a du charme, même pour le vieillard, mais parce que le souci de bien vivre et le souci de bien mourir ne font qu'un. Bien plus naïf est encore celui qui prétend que ne pas naître est un bien et que la vie est un mal. Par exemple, celui qui dit : «Et quand on est né, franchir au plus tôt les portes de l'Hadès».
Car si l'on dit cela avec conviction, pourquoi ne pas se suicider ? C'est une solution toujours facile à prendre, si on la désire si violemment. Et si l'on dit cela par plaisanterie, on se montre frivole sur une question qui ne l'est pas.
Il faut donc se rappeler que l'avenir n'est ni à nous, ni tout à fait étranger à nous, en sorte que nous ne devons ni l'attendre comme s'il devait arriver, ni désespérer comme s'il ne devait en aucune façon se produire.
Lettre à Ménécée
310 av. notre ère


