Frédéric Martel vous présente son ouvrage "J'aime pas le sarkozysme culturel" aux éditions Flammarion.
La Libre Pensée est une vision rationnelle du Monde et de la société issue du siècle des lumières. C'est aussi un humanisme. Elle mène un combat permanent contre l'obscurantisme et tous les intégrismes
On aime "J'aime pas le sarkozysme culturel"
http://www.mollat.com/livres/frederic-martel-aime-pas-sarkozysme-culturel-9782081276932.html
Michel Onfray : Contre-histoire de la philosophie Volume 7
Michel Onfray vous présente son ouvrage "Contre-histoire de la
philosophie Volume 7 : La construction du surhomme" aux éditions
Grasset.
Réaction des Jeunes communistes réunionnais à l'interruption de la pièce "AïA"
Les racines de la
censure
L’interruption
brutale de la pièce "AïA", donnée par le théâtre Talipot et des
acteurs sud-africains, ordonnée par Ibrahim Patel, Président de la CCIR et
"autorité organisatrice de la représentation", a déclenché une vive
émotion, qui excède les cercles culturels et artistiques. Les motivations de
cette intervention demeurent peu claires. Selon certaines sources, M. Patel
aurait été choqué de voir sur scène un acteur faire mine de se dénuder. Selon
le directeur de Talipot, M. Philippe Pelen-Baldini, le président de la Chambre
de commerce n’aurait guère goûté la référence à l’origine africaine de la race
humaine. Un thème qui, toujours selon M. Pelen, "dérange certains schémas
de construction".
Au-delà de
la recherche des causes et des réactions "à chaud", cet incident
appelle plusieurs commentaires. Il pose, avant toute chose, la question de la
liberté des arts et des artistes. A ce sujet, il n’est pas inutile de rappeler,
dans une époque qui tend à sacraliser l’esprit de propriété et l’exercice des
prérogatives qui vont avec, que l’art, et singulièrement l’art du théâtre, ne
peut s’accommoder du bon vouloir des mécènes. C’est-à-dire, en d’autres termes,
que celui qui finance, facilite ou commande une œuvre ou sa représentation,
doit pouvoir admettre que celle-ci ne soit pas à sa gloire, qu’elle égratigne
sa sensibilité, voire qu’elle la contredise… La liberté artistique n’existe qu’à
cette condition. Malheureusement, la réaction de M. Patel est loin de
constituer un comportement isolé : elle s’inscrit dans un contexte de pression
économique de plus en plus pressante sur l’exercice de la liberté d’expression
en général.
Ainsi, dans
un édito passé presque inaperçu, le rédacteur en chef de "Visu"
dénonçait la politique de la Région Réunion, qui vise à asphyxier son média,
coupable selon lui, de ne pas servir la soupe à l’UMP. "Témoignages"
avait connu un sort identique en 2010, la nouvelle direction de la pyramide
inversée privant le journal d’opposition de toute ressource publicitaire. Une
mesure en contradiction avec la pratique pluraliste des mandatures précédentes,
qui faisait bénéficier l’ensemble de la presse écrite de sa communication
institutionnelle.
Ajoutons à
cela qu'alors que de plus en plus d'acteurs économiques et politiques ne
cessent d'appeler les décideurs à ouvrir l'île sur le nouveau monde et les pays
émergents, dont l'Afrique du Sud, membre du G20 situé à 3h30 d'avion de nos
côtes, ce comportement révèle la difficulté pour certaines de nos structures
mentales, d'envisager l'ouverture aux cultures non-occidentales, non
européennes, non françaises.
Une chape de
silence s’abat donc, le plus discrètement du monde, sur l’expression des
divergences et des différences dans notre pays, ainsi que sur son désir de
connaissance des autres mondes. Pour étouffer, les institutions n’ont plus à
agir, et encore moins à réprimer : il leur suffit de s’abstenir, de décommander
ou d’interrompre ce qui leur déplaît. Et un examen, même superficiel, fait
apparaître les fondements idéologiques de ce mécénat à géométrie variable.
Car enfin,
on n’a jamais vu un individu influent ou une collectivité interdire l’un des
innombrables spectacles colonialistes ou paternalistes tendance
"doudou" qui s'éternisent sur les affiches et les scènes de notre
île. Au contraire : l’une des principales promotrices du genre a été récemment
bombardée députée, puis sénatrice. Peu de bonnes âmes s’émeuvent de la multiplication
des divertissements sexistes, fondés sur le dénudement de la femme réunionnaise
et la dégradation de son image. Mais le dévoilement de cette part mal dite de
l’identité réunionnaise, l’évocation, verbale et physique de l’Afrique, aura
semble-t-il suffi, en quelques minutes, à enclencher les réflexes de la censure
contemporaine. Cet épisode révélateur, qui s’ajoute aux scandales de la
stigmatisation des kafs par un rapport de l’IRT, à l’attaque scatologique
contre le créole "KK" par l’UMP, témoigne d’une véritable offensive
des forces du passé dans le domaine culturel, appuyée par une restriction de la
liberté d’expression. Plus que jamais apparaît la nécessité de donner un coup
d’arrêt à cette politique de mépris colonial, inspirée depuis 2007 par un
pouvoir réactionnaire et passéiste.
Jeunes
communistes réunionnais (JCR)
Pas de liberté d'expression à la Réunion !
Le Théâtre Talipot fête ses 25 ans d'existence, après avoir brulé les
planches de l'Opéra de Paris, des scènes à Zurich, en Tasmanie, à Hong
Kong ou en Pologne choisit sa terre de souche La Réunion pour présenter
sa dernière création "Aïa de la grotte jusqu'au ciel". Ce spectacle
évoque la relation entre les êtres humains et la nature.L'anniversaire
sera gâché, le président de la CCI de La Réunion "n'adhère" pas au
spectacle de Talipot !!!
Philippe Pelen Baldini, directeur artistique de la troupe Talipot,
et les acteurs sud-africains se souviendront longtemps de la
représentation de leur dernier spectacle "AïA". Un spectacle commandé en
avant-première par la CCIR et qui a été donné jeudi dernier lors d'un
diner devant toutes les délégations d'Outre-mer présentes aux Assises du
Commerce, mais également devant des élus de la Réunion.
Problème la représentation n'a duré que trois minutes. La raison ? Ce
serait le président de la CCIR, Ibrahim Patel, qui n'aurait pas
"adhéré" au spectacle, explique Philippe Pelen Baldini.
Philippe Pelen Baldini
(directeur artistique de la troupe Talipot)
"Le théâtre Talipot existe depuis 25 ans (…). Ce dernier spectacle
nous l'avons créé en Afrique du Sud sur l'origine commune, du berceau de
l'histoire. En avant-première la CCIR a voulu que l'on présente des
extraits (…). Je suis intervenu en parlant de cette origine commune, de
cette origine africaine et que nous sommes tous africains", explique le
directeur artistique de Talipot qui rappelle que se sont "les
archéologues et historiens qui le disent".
"C'était la honte pour la Réunion"
Ibrahim Patel n'aurait pas apprécié le thème du spectacle ? Se serait
le cas à en croire Philippe Pelen Baldini. "Il y a un berceau commun
pour tous, c'est l'Afrique. Peut-être que cela dérange certains dans
leur schéma de construction", souligne-t-il.
Les acteurs sont restés trois minutes sur scène avant que la
communication de la CCIR ne vienne les interrompre. "La chargée de
communication est venue me voir et m'a dit : "Le président n'adhère pas,
il exige que vous arrêtiez tout de suite", lâche Philippe Pelen
Baldini. Une décision "choquante" pour les acteurs de la troupe mais
également pour une grande partie du public. "On m'a dit que la
délégation comorienne était partie choquée par cette décision",
ajoute-t-il.
Le président Patel délivrera ce lundi du bout des lèvres des excuses
alambiquées. Sa décision ne semble pas lui poser de problème, seule la
méthode attribuée à son service de communication est quelque peu
inadaptée".
Inacceptable dans une République laïque, ici on censure un spectacle, puis après... comme dit le poète Heinrich Heine "Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes".
(Sources : Zinfo974.com & chansonsetpiments.com)
Le fisc réclame 77.752.139 euros à Liliane Bettencourt !
La découverte des comptes cachés à l'étranger de la vieille Bettencourt a déclenché des enquêtes judiciaires et fiscales. Liliane Bettencourt dissimulait près de 100 millions d'euros sur une douzaine de comptes en Suisse et à Singapour en 2010, année où a éclaté une tentaculaire affaire autour de l'héritière de L'Oréal. La découverte des comptes cachés à l'étranger et de la mystérieuse île d'Arros, aux Seychelles, a déclenché des enquêtes judiciaires et fiscales qui donnent actuellement lieu à un redressement fiscal record de la femme la plus riche d'Europe".
Selon plusieurs documents de la Direction nationale des vérifications
de situations fiscales (DNVSF), la milliardaire se voit actuellement réclamer la somme de
77.752.139 euros par l'administration. "Il s'agit là des sommes exigées
(pénalités et amendes comprises) au titre de l'impôt sur la fortune
(ISF) pour les années 2004 à 2010 et, au titre de l'impôt sur le revenu,
pour les années 2006 à 2009".
"Pour l'instant, le fisc applique le pourcentage maximum de pénalités
(40%) prévu dans les cas d'une dissimulation de mauvaise foi". Les conseillers de l'héritière négocient pour
obtenir une diminution du montant total de cette addition. A la caisse mémé !!!
(Source Mediapart)
Tarif bancaire abusif de la BNP Paribas Réunion
(Dessin de Charb, Une de Charlie Hebdo)
Un de nos adhérents était client de BNP Paribas en métropole depuis
plus de 30 ans. Sa fille âgée aujourd'hui de 24 ans disposait aussi d'un
compte auprès de cet établissement bancaire depuis sa majorité.
Installés à la Réunion depuis deux ans ils avaient tout naturellement
ouverts leurs comptes courants auprès de la BNP Paribas Réunion (Agence
de Saint-Denis) sans prendre garde aux tarifs bancaires pratiqués à la
Réunion, bien mal leur en a pris. Pendant toutes ces années ils
n'avaient jamais eu d'incident bancaire.
Le Trésor Public
vient d'effectuer un avis à tiers détenteur (une saisie sur compte
bancaire) sur le compte de la fille de notre adhérent, pour une taxe
d'habitation impayée suite à son changement d'adresse (elle
louait un petit studio en résidence étudiante à Paris en 2009). Cette
taxe s'élève à 431 euros et ils ne s'opposent pas à son règlement. Début
octobre, ils recevaient un courrier de la BNP qui leur signifiait le
prélèvement direct de cette somme au bénéfice du fisc.
La BNP
Paribas Réunion s'octroyait au passage une somme de 114 euros de "frais
de gestion" pour cette intervention. Soit plus de 26% de la somme due !
En métropole, BNP Paribas s'octroie 10% de frais de gestion sur ce type
d'opération, avec un plafond maximum de 104,80 euros, ce qui aurait
représenté dans ce cas de figure des frais à hauteur de 43,10 euros soit
2,5 fois moins que les "frais de gestion" de BNP Paribas Réunion !
Pourquoi une telle différence ? Un courrier de réclamation fut expédié auprès de la direction de la BNP Paribas Réunion.
Une réponse lapidaire et standard du service relations consommateurs
leur est parvenue, un mois plus tard, "le tarif c'est le tarif", ils
avaient signés donc approuvés les conditions tarifaires ... circulez,
y'a rien à voir !
En 2010, BNP Paribas a dégagé un bénéfice
net en hausse de 34% à 7,8 milliards d'euros. Cela n'a rien d'étonnant
vu la manière dont ils tondent le client lambda, nous aimerions
connaître les bénéfices de la filiale BNP Paribas Réunion qui fait,
selon nous, plus que les tondre mais les détrousse littéralement !
Pour une république laïque et indivisible : Conférence débat, jeudi 10 novembre à Saint-Paul.
"Fraternité Multicolore"
Conférence de M. Patrick Kessel, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Président du Comité Laïcité République ce jeudi 10 novembre 2011 à 18 h au Centre Culturel Leconte de Lisle à Saint-Paul.
Nous y serons, bien sûr !
Communiqué de l'Association des Libres Penseurs de France
Cela fait quelques mois que la France connait une montée de l’intolérance religieuse qui veut interdire ou faire interdire tout ce qui ne lui plaît pas au nom de Dieu ou d’Allah. Ces pressions remettent en cause le droit fondamental de liberté de conscience et de la presse… qui sont essentielles en système démocratique. Le délit de blasphème n’existe plus mais certains aimeraient bien le remettre au goût du jour. Ainsi, à Avignon, un commando catholique a détruit l’œuvre d’art Piss Christ, le Directeur du musée a aussi reçu des menaces de mort.
Peu après, des catholiques ont voulu faire interdire le festival hard rock Hellfest. Enfin, ce sont maintenant des pièces de théâtre telles que "Sur le visage du fils de Dieu" de Roméo Castellucci, jouée actuellement à Paris, qui est fortement perturbée par des catholiques (220 arrestations en une semaine).
Une autre pièce est déjà dans le collimateur des fous de Jésus Golgota Picnic. Ainsi, chaque soir, des dizaines de catholiques prient devant le théâtre, exerçant ainsi une pression quotidienne sur le Directeur du théâtre, les acteurs et les spectateurs devant braver les fidèles pour rentrer. Qui osera rejouer cette pièce plus tard ?
Et les messages envoyés par mails : il s’agit de menaces et d’insultes parfois à caractère antisémite et raciste. Rappelons la sortie du film la dernière tentation du Christ : au début, les catholiques priaient soit-disant pacifiquement devant les cinémas. En fait, ils obstruaient l’entrée des salles de cinémas, invectivaient ceux qui osaient entrer puis après ils avaient été plus loin en brûlant une salle à Paris (plusieurs blessés et un mort).
A Lyon, un groupe anarchiste était en face des prieurs jusqu’au jour où le service d’ordre du FN et autres fascistes sont venus en force pour soutenir les fidèles à coups de lacrymogène et barre de fer… Tout cela pour dire que si les fortes pressions ne suffisent pas, les fous de Dieu passent à l’acte…
Enfin, Charlie Hebdo a été la cible d’un attentat ignoble qui a détruit son siège, dans le même moment son site internet était piraté par des islamistes et depuis quelques jours des menaces de mort sont proférés contre l’hébergeur du site internet. Le journal ayant osé parler de l’islamisme suite aux élections en Tunisie, ce qui n’a pas plus aux fondamentalistes qui ont piraté le site internet.
Ceux-ci ont revendiqué l’action par « une lutte contre une publication qui attaque nos croyances et nos valeurs ». Depuis, certains journalistes de Charlie Hebdo sont sous protection de la Police… Rappelons, pour exemple, qu’en Suisse (en 2005), une autre pièce de théâtre le fanatisme ou Mahomet le prophète de Voltaire a été annulée suite aux pressions exercées par les islamistes, Tariq Ramadan en tête.
Autre élément significatif, une manifestation organisée par les catholiques intégristes ayant rassemblé 1500 participants a vu défiler main dans la main des militants des plus fascistes avec les catholiques et les islamistes. Les extrémistes se rejoignent dans la haine de la démocratie, de la République, de la laïcité.
L’ADLPF, quant à elle rappelle avec force que la liberté de conscience, d’expression et de la presse sont des acquis indissociables de la démocratie.
L’ADLPF condamne avec la plus grande énergie tout acte de violence et de menace qui sont contraires à l’idée même de débat et de respect.
Nous appelons tous les laïques mais aussi plus largement tous les citoyens attachés à la démocratie à se mobiliser pour défendre la liberté de conscience.
L'extrême droite catholique manifeste contre la christianophobie à Paris
La dernière marotte de l'extrême droite catholique est la
lutte contre la christianophobie. Depuis quelques mois, elle ne sait plus de
quel côté donner de la prière tant les flagellations s'accumulent. Contre les
attaques anti-chrétiennes, et puisque le secours du fumeux concept de "dieu" se
fait attendre, une manifestation s'imposait et l'extrême droite catholique a
pieusement défilé à Paris samedi 29 octobre 2011. Entre 1500 (selon la police)
et 5000 personnes (selon l'organisateur Civitas) ont défilé sur le pavé parisien
et ce fut une litanie de prières, de chants et de slogans.
La manifestation revêtait le folklore habituel des événements de l'extrême droite (drapeaux abondants, portraits imaginaires du légendaire Jésus, crucifix, chapelets, curés en soutane noire avec les cheveux ras) mais les slogans ont pratiqué un détournement systématique des valeurs de progrès transmises par l'humanisme et la laïcité. L'extrême droite joue la carte d'une modernisation frauduleuse des revendications : c'est au nom de la liberté d'expression qu'on demande l'interdiction du blasphème, au nom de la laïcité qu'on demande le respect, au nom du refus des discriminations qu'on souhaite interdire les attaques contre la religion ; bref, c'est au nom de la liberté d'expression qu'on veut la museler.
La manifestation revêtait le folklore habituel des événements de l'extrême droite (drapeaux abondants, portraits imaginaires du légendaire Jésus, crucifix, chapelets, curés en soutane noire avec les cheveux ras) mais les slogans ont pratiqué un détournement systématique des valeurs de progrès transmises par l'humanisme et la laïcité. L'extrême droite joue la carte d'une modernisation frauduleuse des revendications : c'est au nom de la liberté d'expression qu'on demande l'interdiction du blasphème, au nom de la laïcité qu'on demande le respect, au nom du refus des discriminations qu'on souhaite interdire les attaques contre la religion ; bref, c'est au nom de la liberté d'expression qu'on veut la museler.
Mais l'aspect le plus inattendu de la manifestation fut sans
aucun doute la participation de quelques dizaines de musulmans. Des femmes en
hidjab et les islamistes de Forsane Alizza ont ainsi assuré l'extrême droite
catholique de leur soutien. Admirable collusion des monothéismes contre la
liberté d'expression.
Une agressivité non dissimulée était aussi observable à la
fin du cortège. Une trentaine de types du GUD (Groupe Union Défense) concluait
le défilé dans des allures martiales, avec quelques filles parmi eux. Bien
organisés en quatre ou cinq rangées, nul doute qu'ils étaient prêts à expliquer
autrement que par la prière que se moquer de Jésus, eh bien, ce n'est vraiment
pas sympathique.
Source Atheisme.org : Le compte rendu complet de la manifestation avec une
vingtaine de photos http://atheisme.org/christianophobie.html
Le Conseil d’État bafoue la séparation des Églises et de l’État
Communiqué :
Les décisions rendues le 19 juillet 2011 par le Conseil d’État ne
peuvent que révolter les Libres Penseurs et tous les véritables
défenseurs de la laïcité. Elles vident de sa substance la Loi de
Séparation des églises et de l’État. Contrairement à ce qui a été
exprimé en présentation de ces décisions, la loi de 1905 qui fonde la
laïcité institutionnelle est bel et bien
« enrayée ».
Pour les cinq affaires, présentées ensemble, où le Conseil d’État
s’est prononcé, les jugements des deux premières instances
administratives (Tribunal Administratif et Tribunal Administratif
d’Appel) ont été infirmés et on donne donc raison aux collectivités
locales qui bafouent la loi de séparation des Églises et de l’État en
utilisant des fonds publics pour des réalisations
bénéficiant soit à l’Église catholique à Lyon (ascenseur de la
basilique de Fourvière) et à Trélazé (orgue de l’église), soit au culte
musulman à Montpellier (salle polyvalente à usage cultuel),
au Mans (abattoir rituel) et à Montreuil-sous-Bois (bail
emphytéotique pour la mosquée à un euro par an).
Pour justifier ces décisions iniques qui ouvrent des brèches où
s’engouffreront tous les arrangements clientélistes, est invoqué soit un
« intérêt public local », soit un aspect
culturel, soit un équilibre à rétablir en faveur d’une religion,
soit encore une nécessité hygiénique. Autrement dit, tous les motifs
sont recevables pour ne pas respecter la loi de 1905.
Celle-ci dispose que « l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne
subventionne aucun culte ». C’est donc la neutralité qui devrait
s’imposer et non la reconnaissance officielle des diverses
religions. Or, dans ces décisions, le seul argument que l’on ne
retient pas, le seul principe que l’on méconnaît est précisément celui
qui fonde la laïcité de nos institutions. Il n’a pesé
d’aucun poids face à tous les arguments d’opportunité. Tout cela
évoque les « accommodements raisonnables » auxquels le Québec a cru
devoir recourir et qui s’avèrent ingérables en
raison des dérives et replis communautaristes ainsi suscités.
L’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., section de l’Union Mondiale des Libres Penseurs)
fustige tous les tenants d’une « laïcité ouverte » - négation
de la laïcité tout court – qui ne voient dans ces décisions qu’un
« assouplissement », un « adoucissement », une « modernisation » ou
encore un
« dépoussiérage » de la loi de Séparation des Églises et de l’État.
Elle joint sa protestation à celles déjà élevées, notamment par le Parti
Radical de Gauche et par l’Observatoire
International de la Laïcité Contre les Dérives Communautaires. Elle
appelle les laïques à se mobiliser et à tout mettre en œuvre pour que
ces décisions ne puissent pas faire jurisprudence.
Résistance
[Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend
dans le public : "Longue vie à l'Italie !"]
Le chef d'orchestre
Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie"
mais... Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien
qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans
mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à
nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je
ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui
chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons
ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie
est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et
perdue".
Depuis que règne par ici un "climat italien", moi
... , je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais
maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous
sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Choeur
qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si
vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter
tous ensemble".
C’est alors qu’il invita le public à
chanter avec le Chœur des esclaves. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et
le Chœur s’est lui aussi levé. Ce soir-là fut non seulement une
représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de
la capitale à l’attention des politiciens et de Berlusconi en particulier.
Si, tu seras un homme, mon fils
"Si : Tu seras un homme, mon fils"
de Rudyard Kipling
Traduction d'André Maurois (1918)
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Source : Si : Tu seras un homme, mon fils
de Guillaume Reynard, éditions Flammarion, ISBN 2-08160952-5
Un athée peut-il avoir une âme ?
Le point de vue intéressant de Philippe Lazar,
Polytechnicien, Statisticien et Haut-Fonctionnaire français.
Imagine ...
A dream you dream alone is only a dream
A dream you dream together is a reality
John Lennon (1940 - 1980)
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